Cette espèce de rhubarbe envahit les jardins français à une vitesse record : la cultiver vous expose à une amende que peu de gens soupçonnent

La rhubarbe géante, séduisante mais interdite, menace nos écosystèmes.

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Cette espèce de rhubarbe envahit les jardins français à une vitesse record : la cultiver vous expose à une amende que peu de gens soupçonnent
Cette espèce de rhubarbe envahit les jardins français à une vitesse record : la cultiver vous expose à une amende que peu de gens soupçonnent © RSE Magazine

La Gunnera tinctoria, aussi appelée rhubarbe géante ou rhubarbe géante du Chili, est une plante de grande taille. Introduite en France comme plante ornementale, elle est aujourd’hui très encadrée en raison de son caractère envahissant. Sa détention est interdite sur le territoire européen, car elle présente un risque pour les écosystèmes indigènes.

Pourquoi elle menace les milieux locaux

Le problème principal de la Gunnera tinctoria tient à sa capacité à coloniser les milieux naturels. Originaire du Chili et d’Argentine, elle s’est acclimatée au climat des départements littoraux bretons et normands, mais aussi en Irlande et au Royaume-Uni. Elle pousse dans les zones humides, sur les côtes et dans les milieux aquatiques, où elle forme des touffes denses pouvant atteindre 2 mètres de hauteur et étouffe peu à peu la végétation locale, rapporte Le Figaro.

Ses feuilles peuvent mesurer 1 mètre de diamètre. Sa croissance rapide et son fort besoin en eau la rendent difficile à concurrencer pour les autres plantes. Elle produit des milliers de graines et se propage aussi par ses rhizomes. Même quand on coupe les parties aériennes, les rhizomes permettent une repousse rapide, ce qui complique l’éradication.

Ce que dit la loi en France et en Europe

L’Union européenne a classé la Gunnera tinctoria parmi les espèces invasives, nuisibles aux milieux locaux. En France, l’arrêté du 14 février 2018 interdit de détenir, vendre, planter ou transporter cette espèce. Le but est d’empêcher son introduction, même accidentelle, dans la nature.

Des sanctions financières sont prévues pour les contrevenants. En cas de préjudice grave aux milieux naturels, elles peuvent être beaucoup plus lourdes : jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende.

Tout jardinier qui repère de la Gunnera tinctoria sur son terrain a intérêt à la déraciner sans attendre, en évitant de disperser ses graines. Couper les parties visibles ne suffit pas : il faut aussi empêcher la plante de fleurir et de produire des graines.

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