En 2026, les pesticides présents dans les pommes posent une vraie question de santé, en particulier en France. Les dernières analyses de l’UFC-Que Choisir et de PAN Europe relèvent des taux élevés de résidus dans ce fruit largement consommé.
Où on en est et ce que ça signifie pour la santé
Les étals débordent de pommes, surtout en février. En Europe, 85 % des pommes conventionnelles analysées contiennent plusieurs résidus de pesticides, un mélange qui pose problème quand il s’accumule dans l’organisme. En France, 75 % des pommes issues de l’agriculture conventionnelle présentent au moins un résidu.
L’exposition inquiète surtout pour les enfants et les femmes enceintes, en raison des effets combinés des molécules sur le long terme, encore mal évalués selon les spécialistes. Choisir des variétés bio et des labels fiables, en adoptant quelques gestes en cuisine, permet de réduire nettement cette exposition.
Quelles variétés choisir et conseils pratiques
Trois variétés bio (Gala, Jazz et Cameo), ainsi que la Boskoop même en version conventionnelle, reçoivent moins de traitements, surtout si elles portent le logo AB (label de l’agriculture biologique) ou l’Eurofeuille (label bio européen). La Boskoop est d’ailleurs réputée moins traitée, y compris dans les grands vergers intensifs.
Côté gestes simples : préférer les pommes bio pour une consommation crue, avec la peau, et réserver les pommes conventionnelles aux compotes, une fois épluchées. Le logo AB ou l’Eurofeuille sur l’emballage indique une culture moins traitée, et la mention « sans traitement après récolte » signale une baisse sensible des résidus.
Études inquiétantes et labels à surveiller
Selon l’étude relayée par l’UFC-Que Choisir, les pommes vendues en Europe affichent des taux élevés de pesticides : 54 % contiennent au moins une substance classée « à risque », 71 % au moins un pesticide parmi les plus toxiques et 36 % des PFAS. Des organismes de suivi, dont l’EFSA, relèvent que certaines substances comme le fludioxonil, reconnues perturbatrices endocriniennes, sont encore détectées.
Quelques repères d’achat se dégagent pour manger plus sainement : privilégier les pommes d’origine France, plus faciles à tracer, et se méfier des mentions trompeuses comme « zéro résidu de pesticides ».



