Will Smith tourne un documentaire en Amazonie et tombe sur un anaconda de 7,5 mètres : les biologistes confirment une espèce inconnue

Une nouvelle espèce d’anaconda géant de 7,5 mètres a été révélée lors d’un tournage avec Will Smith en Amazonie.

Publié le
Lecture : 2 min
Will Smith tourne un documentaire en Amazonie et tombe sur un anaconda de 7,5 mètres : les biologistes confirment une espèce inconnue
Will Smith tourne un documentaire en Amazonie et tombe sur un anaconda de 7,5 mètres : les biologistes confirment une espèce inconnue © RSE Magazine

La majestueuse forêt amazonienne, souvent appelée le poumon de la planète, a récemment livré l’un de ses secrets les mieux gardés, tout comme la raie géante découverte dans le Mékong. Lors du tournage d’une série documentaire avec Will Smith, produite par National Geographic, une nouvelle espèce d’anaconda géant de 7,5 mètres a été mise au jour. Cette découverte résulte d’une collaboration entre le professeur Bryan Fry de l’Université du Queensland et le peuple autochtone Waorani. Au-delà de la simple trouvaille zoologique, elle met en lumière l’état précaire des écosystèmes amazoniens.

Une découverte surprenante pendant le tournage

C’est pendant le tournage de la série « Pole to Pole avec Will Smith », précisément dans l’épisode « L’Amazonie : Eaux sombres », que la découverte a eu lieu, rapporte le magazine Science et Vie. Avec Will Smith à l’écran, l’objectif initial était d’étudier les conséquences des forages pétroliers sur la faune et la flore de cette région. La série a été diffusée pour la première fois le 26 janvier et est disponible en streaming depuis le 14 janvier sur Disney+, ce qui a permis de mettre en lumière cette révélation.

Le chercheur principal, Bryan Fry, a expliqué que deux espèces distinctes d’anacondas ont émergé après des prélèvements génétiques minutieux. Une étude publiée en 2024 dans la revue Diversity montre que l’anaconda vert du Nord, désormais nommé Eunectes akayima, n’est pas identique à son cousin du Sud : leur ADN présente une divergence de 5,5 %, estimée comme remontant à 10 000 000 ans.

Ce que ça change pour l’écologie et la biologie

La découverte a des conséquences importantes, notamment pour la branche brésilienne de l’espèce, qui est actuellement classée en danger d’extinction à cause de sa petite zone de répartition. Les anacondas du Nord, localisés en Équateur, sont également de plus grande taille que leurs homologues du Brésil. Cet anaconda emblématique joue un rôle majeur en tant que prédateur au sommet de la chaîne alimentaire.

Le dimorphisme sexuel est très marqué : les mâles, décrits comme « deux fois plus gros », pèsent environ autant que sept à dix femelles de 5 mètres. Les préférences alimentaires diffèrent selon le sexe : les mâles se régalent d’échassiers, tandis que les femelles consomment principalement des brouteurs.

Pollution et conséquences pour la santé des écosystèmes

En analysant l’accumulation de polluants, l’équipe a découvert que les mâles accumulent 1000 % de plomb et de cadmium en plus que les femelles. Bryan Fry a déclaré que « la pollution par les hydrocarbures affecte la fertilité masculine », montrant comment le pétrole s’infiltre dans le milieu aquatique et remonte la chaîne alimentaire jusqu’aux grands prédateurs comme les anacondas.

En capturant puis relâchant ces reptiles pour prélever des échantillons d’écailles, l’équipe a fait un pas important vers la recherche scientifique sur la faune locale. Les répercussions de ces forages pétroliers sont donc significatives, menaçant non seulement les espèces mais aussi la biodiversité du cœur de l’Amazonie équatorienne.

Laisser un commentaire