La Commission Européenne vient de publier un rapport qui évalue la qualité de vie dans 83 villes européennes. Ce document, basé sur des données recueillies en 2023, dresse le portrait de la vie urbaine en abordant des aspects comme la sécurité, la propreté, les transports, la pollution et les espaces verts publics.
Propreté : un sacré défi à Marseille
Côté propreté, Marseille ne fait pas vraiment honneur à son image. Seulement 22 % des Marseillais se disent satisfaits de l’état de leur ville. Ce score place Marseille parmi les trois dernières villes européennes du point de vue de l’hygiène urbaine. Pour mettre les choses en perspective, Palerme en Italie arrive au bas de l’échelle avec 6 % de satisfaction, suivie de Rome à 11 % et de Paris en huitième position, avec 36 % d’habitants contents.
Cette situation soulève des questions sur l’efficacité des actions menées pour améliorer l’hygiène (ce qui pourrait aussi jouer sur le tourisme et l’économie locale).
En matière de sécurité, seulement 43 % des Marseillais se sentent en sécurité lorsqu’ils sortent la nuit. Ce chiffre classe Marseille parmi les trois villes les moins sûres d’Europe occidentale. En revanche, à Copenhague, au Danemark, 87 % des habitants se sentent tranquilles après le coucher du soleil.
Ces chiffres invitent sans doute les autorités locales à investir davantage dans la sécurité publique pour mieux protéger les habitants et rassurer les visiteurs.
Comparaison avec d’autres grandes villes européennes
Le rapport propose aussi un panorama intéressant sur la qualité de vie dans diverses métropoles d’Europe. Zurich, en Suisse, remporte la palme avec le meilleur taux de satisfaction parmi ses résidents. Elle est suivie de près par Copenhague, au Danemark, et Groningen, aux Pays-Bas.
À l’opposé, Palerme en Italie, Athènes en Grèce et Istanbul en Turquie se révèlent être les villes où les habitants perçoivent le moins bien leur qualité de vie.
La corruption vue à Marseille
Un autre point qui inquiète dans ce rapport concerne la perception de la corruption. Marseille est désignée comme une ville « corrompue » et se retrouve ainsi comme la seule ville française mentionnée dans ce genre d’évaluation.
Sur une note plus positive, 65 % des Marseillais se disent satisfaits des espaces verts accessibles dans leur ville. Certes, ce chiffre reste en dessous de la moyenne européenne de 85 %, mais il demeure encourageant pour ceux qui apprécient le contact avec la nature en ville.
De plus, Marseille se classe neuvième parmi les villes où la marche est la plus pratiquée. La Commission Européenne rappelle que marcher présente de nombreux bienfaits pour la santé (ce qui peut refléter soit un choix de vie délibéré, soit une simple nécessité en raison d’un réseau de transport public moins efficace).
Dans ce panorama où se mêlent difficultés et atouts, il apparaît indispensable que Marseille prenne à cœur ces résultats pour améliorer la vie quotidienne de ses habitants et renforcer son attractivité, tant pour les touristes que pour les investisseurs internationaux. Les chiffres obtenus doivent servir à la fois d’alerte et de moteur pour agir et transformer ces points faibles en véritables atouts sur le long terme.








