Avec le retour du printemps, beaucoup de foyers français voient leurs jardins et intérieurs envahis par des colonies de fourmis. Ça peut vite gâcher la tranquillité et transformer terrasses et potagers en véritables « autoroutes à fourmis ». Bien que les fourmis jouent un rôle important dans l’écosystème, elles aèrent le sol et éliminent des déchets organiques, leur présence massive, surtout liée aux pucerons et jardin, devient un problème. Ces petits parasites se nourrissent de sève et produisent du miellat, que les fourmis adorent, ce qui favorise la prolifération des parasites et affaiblit des cultures sensibles comme les salades, les rosiers, les fèves et les tomates.
Une astuce naturelle : misez sur les plantes aromatiques
Face à cette invasion, une méthode efficace et respectueuse de l’environnement consiste à associer des plantes aromatiques, explique le magazine Be. Deux « champions » se dégagent : la Lavande (Lavandula angustifolia) et la Menthe (Mentha), qui dégagent des parfums puissants capables de « brouiller complètement ces repères olfactifs » sur lesquels les fourmis se fient pour se déplacer. La lavande, juste par son parfum, peut perturber ces pistes de phéromones, ce qui en fait un bouclier naturel quand elle est plantée en bordures ou en pots. Quant à la menthe, qu’il s’agisse de la menthe verte ou de la menthe poivrée, elle se cultive bien en pot et permet de cibler précisément les zones touchées par les fourmis.
Aménager un jardin qui plaît aux plantes, et repousse les fourmis
D’autres plantes viennent renforcer cette stratégie : le romarin, la sauge, le basilic (Ocimum basilicum) et la mélisse officinale (Melissa officinalis). Attention toutefois à la tanaisie commune (Tanacetum vulgare), connue pour sa toxicité. En créant une barrière végétale avec ces plantes répulsives, non seulement vous protégez le jardin et la maison, mais vous parfumez aussi agréablement l’air autour.
Cette approche prend tout son sens compte tenu de l’interdiction des pesticides chimiques de synthèse pour les particuliers en jardinage depuis le 1er janvier 2019 en France, en utilisant des méthodes naturelles. En revanche, il faut surveiller les pucerons et entretenir régulièrement ces plantations pour ne pas perturber inutilement d’autres auxiliaires, comme les abeilles, qui fréquentent les lieux.
Compléments possibles : un insecticide naturel à utiliser avec précaution
Si vous cherchez un moyen complémentaire aux plantes, un désherbage naturel est envisageable. Un mélange simple de 10 mL de vinaigre blanc pour 1 L d’eau, avec quelques gouttes de liquide vaisselle, peut être pulvérisé directement sur les fourmis. Néanmoins, cette solution demande une application prudente : elle risque d’abîmer les plantes et de nuire à d’autres insectes si les doses ne sont pas respectées.





