Un étudiant de 18 ans trouve un trésor vieux de cent ans valu à 9 millions d’euros en rénovant un bâtiment

Un étudiant belge de 18 ans tombe sur un lingot d’or coincé dans son marteau-piqueur. Derrière ce mur se cachait un trésor de 9 millions d’euros dont personne ne connaît encore le propriétaire.

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Un étudiant de 18 ans trouve un trésor vieux de cent ans valu à 9 millions d'euros en rénovant un bâtiment
Un étudiant de 18 ans trouve un trésor vieux de cent ans valu à 9 millions d’euros en rénovant un bâtiment © RSE Magazine

Kobe Philips, 18 ans, étudiant recruté comme saisonnier pour l’été, aperçoit le premier un petit disque doré sur le chantier. « Au début, je pensais qu’il s’agissait de pièces de 1 euro », raconte-t-il. Quelques instants plus tard, un lingot se retrouve coincé à l’extrémité du marteau-piqueur qu’il manie.

La scène se déroule le 10 août 2026 à Saint-Gilles-lez-Termonde, une commune flamande située à une trentaine de kilomètres de Bruxelles. L’équipe de rénovation travaillait initialement sur le réseau d’égouttage de l’immeuble, propriété du centre d’action sociale de Flandre-Orientale, le CAW Oost-Vlaanderen. Le coffre a été extrait d’une paroi maçonnée, à l’endroit exact où se dressaient jadis les murs de la cave, raconte le magazine Science et Vie. Le bâtiment, l’ancien Brouwershuis, accueillait un brasseur à partir des années 1900.

Les enquêteurs veulent d’abord écarter la piste d’une fraude

L’inventaire provisoire fait état d’au moins 4 000 pièces d’or et de plus de 40 lingots numérotés, auxquels s’ajoutent plusieurs pépites et de vieilles pièces d’or, dont des livres britanniques anciennes. La valeur totale du butin est estimée à 9 millions d’euros.

« Nous les avons déterrées et avons ensuite aperçu une petite barre d’or, déjà accrochée à notre outil. En réalité, il y en avait bien plus que ce que nous imaginions », confie Kobe Philips à des chaînes de télévision locales. Son collègue est venu l’aider à déterrer le reste, révélant une réserve bien plus vaste que prévu derrière la maçonnerie.

Une fois l’ensemble du butin mis au jour, les ouvriers ont prévenu le CAW Oost-Vlaanderen, qui a alerté la police. Le parquet de Flandre-Orientale a confirmé avoir récupéré l’or, désormais entreposé dans un lieu secret et protégé pour toute la durée de l’enquête.

Cette enquête doit d’abord vérifier si la fortune provient d’activités frauduleuses, avant même d’envisager la recherche d’éventuels héritiers. Deux pistes circulent : des économies soustraites au fisc, ou un pécule constitué en période de guerre. « À ce stade, l’origine de cet or est inconnue, de même que son propriétaire légal », a déclaré Hanne Ollevier, porte-parole du ministère public.

L’âge exact des pièces et lingots n’a fait l’objet d’aucune communication officielle, mais jamais une telle quantité de métal précieux n’avait été recensée autour de Termonde. Geert Hillaert évoque une procédure qui pourrait s’étirer sur plusieurs années.

En Belgique, la loi encadre strictement ce type de découverte : celui qui trouve un trésor doit tenter d’identifier son détenteur et dispose de sept jours pour le déclarer. L’ancien propriétaire bénéficie ensuite de cinq ans pour faire valoir ses droits, selon le service fédéral Justice. Passé ce délai, le métal précieux pourrait revenir aux découvreurs ou aux pouvoirs publics.

Le CAW Oost-Vlaanderen envisage déjà d’utiliser une telle somme pour financer des places d’hébergement pour sans-abri. De son côté, Kobe Philips aimerait être récompensé pour sa trouvaille. « Ça nous a fait rêver, mais on savait qu’il fallait être réaliste », résume-t-il.

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