La Lune, Mars et Jupiter se rassemblent près de la constellation du Lion dans la nuit du 1ᵉʳ au 2 novembre 2026, offrant un spectacle céleste remarquable. Pour certains observateurs de l’hémisphère Sud, la rencontre franchit un cap supplémentaire : la Lune masque temporairement Jupiter, un phénomène appelé occultation lunaire, plus rare qu’une simple conjonction où deux objets se contentent d’apparaître proches l’un de l’autre.
Le spectacle débute après minuit, quand la Lune décroissante se lève dans une portion du ciel déjà occupée par deux planètes, une étoile brillante et un amas d’étoiles lointain. Selon Space.com, la Lune sera illuminée à environ 45 % et apparaîtra à moins de 5 degrés de Mars, soit à peu près la largeur de trois doigts tenus à bout de bras.
Mars se reconnaît à sa teinte rougeâtre, tandis que Jupiter, bien plus brillante, se tient juste en dessous. Régulus, l’étoile principale du Lion, complète l’alignement vers l’horizon est. Les quatre objets devraient être visibles à l’œil nu dans de bonnes conditions, même si leur disposition exacte dépend du lieu et de l’heure d’observation.
Non loin, à environ 10 degrés du côté non éclairé de la Lune, l’amas de la Ruche (Messier 44) apparaît comme une tache floue sous un ciel sombre, et révèle ses étoiles individuelles aux jumelles.
La scène illustre aussi un décalage d’échelle trompeur : malgré sa domination apparente depuis la Terre, la Lune ne mesure que 3 474 kilomètres de diamètre, contre 6 779 kilomètres pour Mars et près de 140 000 kilomètres pour Jupiter, plus de 20 fois plus large que la planète rouge.
L’occultation de Jupiter guette certaines régions australes
Le 2 novembre 2026, le déplacement orbital de la Lune la fera passer directement devant Jupiter pour certains observateurs, masquant la planète pendant quelques instants. D’après les informations de chronométrage attribuées à In-The-Sky.org, le phénomène devrait être observable depuis des parties de l’Australie, de l’Indonésie et de plusieurs territoires insulaires, avec une heure de référence fixée à 20h45 GMT.
Les horaires précis de disparition et de réapparition varient toutefois selon la localisation, et les observateurs doivent vérifier si l’événement se produit bien au-dessus de leur horizon.
Régulus, prochain rendez-vous le 3 novembre
La séquence se poursuit le 3 novembre, quand la Lune aura dépassé les positions de Mars et Jupiter pour se rapprocher de Régulus, l’étoile bleu-blanc qui marque le cœur du Lion. Depuis les États-Unis, la séparation se réduira à environ 1 degré, soit deux fois le diamètre apparent de la Lune.
Dans certaines régions d’Amérique du Sud, au Brésil, en Argentine, au Chili et en Colombie, la Lune devrait carrément occulter Régulus, entre 07h00 et 09h00 GMT selon les prévisions régionales. Régulus se trouve à environ 79 années-lumière : sa lumière met des décennies à nous parvenir, quand celle de la Lune n’en met qu’un peu plus d’une seconde.
La Lune se déplaçant d’environ 13 degrés par jour par rapport aux étoiles d’arrière-plan, son glissement devant Mars, Jupiter puis Régulus reste perceptible d’une nuit à l’autre. Les meilleures conditions s’obtiennent avec une vue dégagée vers l’est après minuit, en laissant le temps aux objets de monter au-dessus de l’horizon.
Des jumelles aident à distinguer les étoiles de l’amas de la Ruche, mais les membres les plus brillants du rassemblement se voient sans aucune assistance optique.
Le mois se poursuit avec un autre rendez-vous : du 13 au 22 novembre, Mercure, Vénus, Mars et Jupiter s’alignent dans le ciel matinal, visibles à l’œil nu avant le lever du soleil. La configuration profite surtout à l’hémisphère Nord, Mercure devenant plus facile à repérer autour du 20-22 novembre. Entre-temps, Mars et Jupiter se frôlent le 16 novembre avec leur séparation angulaire minimale, avant de former le 22 novembre un triangle compact avec Régulus.
Dans la nuit du 17 au 18 novembre, les Léonides atteignent leur pic, avec jusqu’à 15 météores par heure dans de bonnes conditions. Puis, le 24 novembre à 14h53 UTC, la Pleine Lune de castor se double d’une Superlune, la première depuis janvier 2026.
Baptisée ainsi d’après la période où les castors terminent leurs barrages avant l’hiver, elle apparaîtra environ 6,5 % plus grande et 13,5 % plus brillante qu’une pleine lune moyenne, une différence difficile à percevoir à l’œil nu mais qui n’enlève rien à l’intérêt du spectacle, surtout au moment de son lever.
L’amas de la Ruche referme la boucle le 29 novembre, quand la Lune repasse à proximité dans la constellation du Cancer.




