Le vortex polaire doit commencer à s’affaisser dès le week-end du 31 octobre-1er novembre 2026, un mouvement qui s’accentuera dans les tout premiers jours de novembre. Si ce scénario se confirme, il battra de plus de trois semaines le précédent record de précocité, établi le 28 novembre 1968 et égalé en 2025, selon La Chaîne Météo.
Ce serait une première depuis le début des mesures météorologiques modernes, en 1959. L’organisme d’analyse Severe Weather Europe, cité par le média scientifique Futura, évoque un affaissement progressif qui devrait s’intensifier à partir du 5 novembre, avec une nouvelle poussée attendue autour du 6 novembre.
Les modèles du calculateur européen ECMWF s’accordent sur une perturbation hors norme de la haute atmosphère arctique, avec un réchauffement stratosphérique soudain attendu à environ 30 kilomètres d’altitude au-dessus de l’Europe.
Un tel réchauffement se traduit habituellement par un fort réchauffement du vortex, cette immense zone de basses pressions qui emprisonne l’air froid au-dessus du pôle. Les conséquences classiques en Europe, et notamment en France, sont un coup de froid ou une vague de froid.
Mais ces épisodes surviennent en général en plein hiver, plutôt en janvier ou février, d’après La Chaîne Météo, ce qui rend la survenue de cette perturbation sévère début novembre inhabituelle pour la communauté scientifique.
Des températures proches des normales, pas un froid immédiat
La masse d’air restant douce pour la saison, le décrochage ne provoquera pas de grand froid immédiat. Selon Futura, l’impact sur les températures sera moins marqué qu’un décrochage en plein hiver. En France, cela devrait surtout se traduire par un retour aux normales de saison, voire des valeurs légèrement inférieures sur la moitié nord.
Météo-France prévoit, pour l’après-midi du dimanche 1er novembre, des températures allant de 8°C à Belfort à 19°C à Perpignan. La baisse sera surtout sensible la nuit suivante : 2°C à Aurillac, 4°C à Metz, 5°C à Limoges. Le temps devrait rester sec, avec des journées majoritairement ensoleillées prévues pour la première semaine de novembre.
Un risque de froid accru à partir de la mi-novembre
Tout dépendra ensuite de la façon dont la perturbation en altitude redescendra vers le sol. Un tel phénomène peut coincer les hautes pressions au nord et pousser l’air glacial vers l’Europe. Si ce scénario se vérifie, le risque de coups de froid augmentera à partir de la mi-novembre et en décembre 2026, selon La Chaîne Météo.
Il reste toutefois trop tôt pour évaluer l’intensité ou la durée de ces éventuels épisodes. Ces turbulences stratosphériques ne remettent pas en cause les tendances saisonnières globales : les modèles continuent d’orienter vers un hiver globalement doux, même si des coups de froid ponctuels et marqués restent possibles au sein d’une moyenne supérieure aux normales.
Les prochaines actualisations des prévisions permettront de déterminer si l’Europe occidentale encaissera directement les retombées de cette anomalie, dont l’origine se situe à 30 kilomètres au-dessus du continent.


