Tokyo, souvent vue comme la capitale mondiale du costume-cravate, adopte une mesure inédite côté code vestimentaire. Pour soutenir ses efforts de réduction énergétique, la mairie encourage désormais ses employés à venir travailler en short. Cette décision vise à diminuer le recours à la climatisation pendant des journées qualifiées de « cruellement chaudes » par l’Agence météorologique japonaise.
L’annonce, qui prend effet dès ce mois d’avril 2026, marque un tournant dans la façon dont la ville aborde le climat. La mesure s’inscrit dans une version renforcée de l’initiative Cool Biz, lancée initialement en 2005 par le ministère japonais de l’Environnement. À l’époque, ce programme incitait déjà les fonctionnaires à laisser vestes et cravates de côté pendant les mois d’été, raconte Ouest France. Yuriko Koike, alors ministre de l’Environnement, en était la pionnière et, en sa qualité actuelle de gouverneure de Tokyo, elle poursuit ses efforts pour un environnement plus durable.
On ajuste la tenue pour affronter la crise énergétique
La municipalité a aussi intensifié le recours au télétravail et instauré un début de journée plus matinal pour réduire l’usage de la climatisation aux heures les plus chaudes, illustrant ainsi l’importance des styles de travail flexibles. Ce changement répond à une flambée des coûts de l’énergie, exacerbée par le conflit au Moyen-Orient, qui a poussé la ville à revoir ses stratégies de consommation.
Les tenues désormais encouragées incluent :
- polos
- T-shirts
- baskets
- et, selon le niveau de responsabilités, shorts.
Les médias locaux ont diffusé des images d’employés masculins adoptant avec enthousiasme cette nouvelle garde-robe plus légère, un spectacle inhabituel dans une ville où le formalisme vestimentaire est la norme.
Tokyo se prépare à des étés de plus en plus chauds
L’été dernier, le Japon a connu son été le plus chaud depuis le début des relevés météorologiques en 1898, avec des températures dépassant les 40°C, une canicule sans précédent. Ce phénomène a conduit l’Agence météorologique japonaise à introduire le terme « kokusho ». En réaction, Tokyo doit adapter ses pratiques pour assurer le bien‑être de ses habitants et préserver ses ressources énergétiques.
L’initiative de la gouverneure Yuriko Koike s’appuie sur des données climatiques alarmantes montrant que la ville doit se préparer à une réalité où la chaleur extrême devient la norme. « Nous encourageons des tenues “cool” qui privilégient le confort, notamment les polos, les T-shirts et les baskets », a‑t‑elle déclaré, soulignant l’importance d’une démarche proactive face aux défis climatiques.








