Pourquoi l’or ne rouille jamais : des chercheurs viennent de percer le secret de sa structure hexagonale, et la réponse surprend les chimistes

Saviez-vous que l’or, symbole de richesse, pourrait révolutionner l’industrie avec ses propriétés uniques ?

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Pourquoi l'or ne rouille jamais : des chercheurs viennent de percer le secret de sa structure hexagonale, et la réponse surprend les chimistes
Pourquoi l’or ne rouille jamais : des chercheurs viennent de percer le secret de sa structure hexagonale, et la réponse surprend les chimistes © RSE Magazine

Depuis l’Antiquité, l’or est vu comme le symbole de la richesse et de la pureté. Ce métal garde son doré sans vieillir, et ça fascine toujours. Mais pourquoi l’or résiste-t-il si bien au temps et aux éléments ? Les études récentes montrent que la réponse tient à son architecture atomique, tout comme le dépôt d’or dans le noyau terrestre.

Pourquoi l’or résiste chimiquement : une histoire de structure

Des chercheurs de l’Université Tulane, cités par le Sciencepost, ont utilisé des simulations informatiques avancées pour scruter la structure atomique de l’or. Ce qui distingue l’or, c’est sa « noblesse chimique » : il reste inchangé là où d’autres métaux s’oxydent. Le fer peut rouiller, le cuivre se ternir, mais l’or, avec son agencement hexagonal compact d’atomes, tient bon face à l’oxydation.

Ce motif atomique très dense empêche la dissociation de la molécule de dioxygène (O₂), ce qui protège l’or de la corrosion et lui permet de garder son éclat. Les chercheurs expliquent que cette inoxydabilité est un « heureux effet secondaire » de la structure atomique de l’or, qui bloque l’intrusion de certaines molécules. Matthew Montemore note que « la réticence de l’or reconstruit à s’oxyder était vraiment une surprise », soulignant à quel point ce métal est particulier.

Le paradoxe (et le potentiel) des nanoparticules d’or

Le paradoxe vient quand on descend à l’échelle nanoscopique : les atomes d’or n’alignent pas forcément leur motif hexagonal habituel et peuvent adopter des arrangements carrés ou rectangulaires. Dans ces configurations, l’oxygène peut se dissocier, et les nanoparticules d’or deviennent alors d’excellents catalyseurs, tout comme le gold hydride qui défie des certitudes.

Ces surfaces dites « non reconstruites » rendent l’or extrêmement réactif, multipliant son efficacité par « des milliards, voire des trillions » par rapport à l’or massif. Cette propriété ouvre la voie à des catalyseurs industriels innovants, par exemple pour convertir le monoxyde de carbone (CO) en dioxyde de carbone (CO₂), et ainsi rendre certains procédés industriels plus propres et plus efficaces.

Quel avenir pour l’or dans l’industrie ?

Stabiliser les motifs atomiques carrés ou rectangulaires à la surface de l’or pourrait permettre de fabriquer des catalyseurs industriels inédits, tout comme l’or océanique pourrait bouleverser l’économie mondiale, transformant l’or d’un simple symbole statique de richesse en un véritable « moteur d’une innovation technologique durable ».

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