Les anciens plantaient des roses trémières contre les murs et ce n’était pas pour la beauté : regardez ce qu’elles font réellement au sol

La rose trémière, bien plus qu’une jolie fleur, est une alliée secrète pour des fondations sèches.

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Les anciens plantaient des roses trémières contre les murs et ce n'était pas pour la beauté : regardez ce qu'elles font réellement au sol
Les anciens plantaient des roses trémières contre les murs et ce n’était pas pour la beauté : regardez ce qu’elles font réellement au sol © RSE Magazine

La rose trémière, souvent admirée pour ses longues hampes fleuries et ses couleurs vives, cache un vieux tour dans son sac : elle aide à protéger les murs de l’humidité. Autrefois plantée au pied des maisons, elle n’était pas que décorative mais jouait un rôle important dans l’entretien des logements. Grâce à sa racine pivotante et à son évapotranspiration, la rose trémière agit comme une sorte de « pompe naturelle » pour maintenir les fondations au sec.

Qui est la rose trémière et quelles sont ses caractéristiques

La rose trémière, au nom scientifique Alcea rosea, vient d’Asie et son nom viendrait peut‑être de l’expression « rose d’outremer ». Emblème des « jardins de curé », elle peut monter jusqu’à deux mètres de haut. Ses tiges élancées portent de grandes fleurs majestueuses et son feuillage, large et vigoureux, s’épanouit de mai à septembre.

Sous terre, sa racine pivotante s’enfonce profondément, comme une « carotte géante », offrant solidité sans s’étaler latéralement. La plante est vivace ou bisannuelle, rustique jusqu’à -15 °C, et préfère un sol perméable et bien drainé ; elle tolère le calcaire et la sécheresse.

Comment elle gère l’eau et quel a été son rôle historique

Par son évapotranspiration et sa racine profonde, la rose trémière assèche le sol autour des murs en pompant l’eau vers le bas puis en la rejetant par les feuilles. Plus le feuillage est dense, plus ce pompage fonctionne bien. Plantée au pied des murs, elle protège depuis des générations les fondations de l’humidité sans recourir à des techniques modernes coûteuses, affirme Ouest France.

Autrefois, paysans et jardiniers savaient instinctivement reconnaître cette fonction hydrique : ce savoir s’est transmis sur trois générations avant d’être peu à peu relégué au second plan pour des raisons esthétiques. Introduite en Europe au Moyen Âge, la rose trémière servait aussi à masquer les imperfections des murs.

À quoi ça sert et ce qu’il faut savoir

Aujourd’hui, dans beaucoup de maisons anciennes sans étanchéité moderne, la rose trémière compense l’absence de membranes bitumineuses ou de drains agricoles. Ses racines verticales ne posent pas de problème pour les murs, contrairement aux arbustes qui ont des racines latérales et envahissantes. Pour être la plus efficace, elle doit être installée plein sud ou sud‑est au pied des murs humides.

On la retrouve souvent poussant spontanément le long des ruelles pavées ou entre les interstices des trottoirs. Et bonus écologique : ses fleurs séchées font de bons activateurs de compost.

Planter et entretenir

Planter des roses trémières est simple. De l’automne au printemps, espacez les pieds de 40 à 50 cm pour former un rideau d’absorption. Les godets pour le semis doivent être profonds afin d’éviter que la racine pivot ne s’emmêle ou ne se casse au moment du repiquage, comme on dit, « casser la racine, c’est transformer une pompe en décoration ». Une fois en place, la plante demande peu d’entretien, même si un arrosage pendant les longues périodes de sécheresse est souhaitable. Sa tendance à se ressemer naturellement assure une protection continue des fondations.

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