Les scientifiques viennent de rallonger l’espérance de vie de la Terre, et ce que ça change pour l’avenir de l’humanité

Dans un milliard d’années, la vie sur Terre pourrait ne plus exister. Quelles adaptations des plantes pourraient prolonger notre existence ?

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Les scientifiques viennent de rallonger l'espérance de vie de la Terre, et ce que ça change pour l'avenir de l'humanité
Les scientifiques viennent de rallonger l’espérance de vie de la Terre, et ce que ça change pour l’avenir de l’humanité © RSE Magazine

La vie sur Terre dépend du Soleil depuis des milliards d’années, dans un équilibre précaire entre lumière et climat. Mais cet astre qui nous nourrit va aussi, avec le temps, transformer les conditions nécessaires à la vie des plantes et des animaux. Comment les évolutions solaires et géochimiques changeront-elles la biosphère au fil des prochains milliards d’années\u00A0? Des chercheurs se sont penchés sur la question pour mieux cerner l’avenir.

Le cycle de vie du Soleil, expliqué simplement

Le Soleil est une étoile âgée de 4,57 milliards d’années qui puise son énergie dans la fusion des noyaux d’hydrogène. Il lui reste environ 5 milliards d’années d’activité, mais cette période s’accompagnera de changements profonds. Quand ses réserves d’hydrogène seront épuisées, il deviendra une géante rouge, annonce Futura Sciences. Ce processus, documenté depuis les années 1930, provoquera une expansion solaire capable d’engloutir Mercure et Vénus, et de rendre la surface de la Terre invivable.

Avant cette phase finale, la luminosité du Soleil augmentera peu à peu. Dans environ 2 milliards d’années, le réchauffement solaire suffira à faire évaporer les océans, et la Terre deviendra une planète sèche.

Ce que ça change pour la biosphère terrestre

Si le climat devient trop chaud, la photosynthèse risque de s’effondrer, ce qui entraîne une diminution de la production d’oxygène. La hausse des températures pourrait aussi provoquer la disparition des végétaux, et la faune qui en dépend disparaîtrait avec eux.

La diminution du dioxyde de carbone (CO₂) accélère aussi le processus. Elle est liée à l’altération des roches silicatées, une réaction chimique qui piège le CO₂ sous forme de carbonates dans les fonds océaniques, ce qui réduit l’effet de serre dont les plantes ont besoin. Ces changements, lents à l’échelle géologique, pourraient interrompre la photosynthèse quand les niveaux de CO₂ atteindront 150 parties par million.

Cela dit, certaines formes de vie simples, comme les bactéries, résistent nettement mieux à des conditions extrêmes.

Combien de temps la vie peut tenir sur Terre

Plusieurs études ont tenté d’estimer la durée de vie possible de la biosphère terrestre. Dans les années 1980, on estimait que la vie complexe ne tiendrait que 100 millions d’années. Ces chiffres ont été revus : des estimations ultérieures ont parlé de survie jusqu’à 1 milliard d’années. Des recherches plus récentes publiées dans JGR Atmospheres indiquent que des plantes résistantes, comme les succulentes ou les cactus, pourraient persister jusqu’à 1,8 milliard d’années.

Jacob Haqq-Misra et Eric Wolf, de l’Université du Colorado, ont modélisé ces scénarios avec un modèle climatique 3D. Ils ont testé deux hypothèses : soit la photosynthèse échoue sous une chaleur plus forte, soit le CO₂ chute à des niveaux critiques. Chacune de ces hypothèses pose des défis différents, mais globalement elles montrent que certaines plantes pourraient tenir plus longtemps que prévu.

Ce que ça veut dire pour la recherche et pour la vie ailleurs

Ces travaux éclairent notre avenir terrestre, mais ils fournissent aussi un cadre pour étudier l’habitabilité dans des conditions extrêmes. Savoir combien de temps la vie peut durer ici aide à repérer quelles planètes pourraient être habitables dans l’univers. Estimer la viabilité sur le long terme aide à imaginer comment la vie complexe pourrait apparaître et persister ailleurs, et guide la recherche d’une éventuelle « nouvelle Terre » quelque part dans le cosmos.

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