Alors que le monde se prépare à une possible réémergence d’El Niño en 2026, les spécialistes météo soulignent les conséquences climatiques importantes que cela pourrait entraîner. Après une absence de plus de deux ans, l’attente autour de ce phénomène suscite autant d’inquiétude que d’attention, d’autant qu’il a contribué aux records de chaleur mondiale en 2023 et 2024.
À quoi s’attendre pour le climat mondial ?
Depuis la fin de 2025, on observe la phase La Niña, connue pour ses températures anormalement basses des eaux du Pacifique (phase opposée à El Niño), qui joue un rôle de régulateur thermique à l’échelle planétaire. Ce schéma semble s’affaiblir début 2026, ouvrant la porte à une période de neutralité climatique espérée pour la fin de l’hiver et le printemps. Cette transition offre temporairement des températures mondiales plus neutres, avant qu’un retour possible d’El Niño ne vienne bousculer l’équilibre, informe L’Internaute.
La Niña, bien qu’initialement forte, montre des signes d’épuisement, ce qui pourrait favoriser un réchauffement des eaux de surface (caractéristique d’El Niño) dès l’été 2026. Ce changement de circulation atmosphérique pourrait, en outre, renforcer le réchauffement climatique de fond.
Quels risques pour le climat mondial ?
La période 2023-2024 a déjà montré les puissants effets combinés d’El Niño et du réchauffement climatique, faisant de ces années les plus températures extrêmes jamais enregistrées. Les prévisions indiquent que, si le phénomène revient, 2027 pourrait connaître une hausse notable des températures. Historiquement, El Niño survient tous les deux à sept ans, le dernier épisode ayant eu lieu entre 2023 et 2024, avec un recul observé en 2025. Il faut donc rester vigilants quant aux probabilités de nouveaux records annuels de température d’ici 2029.
Les conséquences géographiques varient : on anticipe un temps plus sec pour l’Indonésie et l’Australie et davantage d’humidité vers l’est du Pacifique. En Europe, El Niño n’agit pas directement sur le continent, mais il peut modifier les circulations atmosphériques et contribuer à une hausse des températures.
Ce que cela peut changer pour la France (et l’alerte des experts)
En France, un retour d’El Niño signifierait en général des hivers plus instables et plus humides, comme le montrent les observations passées. « Les météorologues le savent », les hivers associés à El Niño riment souvent avec tempêtes fréquentes et humidité renforcée. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) prévoit le maintien de températures très élevées pour les années à venir, ce qui augmente la probabilité de records thermiques mondiaux.
Le message des experts reste net : malgré les incertitudes, la surveillance continue est indispensable car l’évolution d’El Niño peut changer vite. Les semaines à venir apporteront des indications déterminantes pour évaluer l’intensité et le calendrier de ce phénomène potentiellement dévastateur, selon les prévisions climatiques.








