Ils dormaient depuis 325 millions d’années : deux requins surgissent dans un lieu totalement inattendu

Sous la surface du Kentucky, deux requins préhistoriques, oubliés depuis 325 millions d’années, refont surface.

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Ils dormaient depuis 325 millions d’années : deux requins surgissent dans un lieu totalement inattendu © RSE Magazine

Sous les forêts majestueuses du Kentucky, dans l’obscurité permanente de la Mammoth Cave, des vestiges du passé refont surface après des centaines de millions d’années de silence. D’après le Sciencepost, deux espèces de requins préhistoriques, Troglocladodus trimblei et Glikmanius careforum, ont été mises au jour, transformant cette grotte déjà légendaire en une sorte de capsule temporelle du Carbonifère. Une époque où le Kentucky était submergé par une mer tropicale peu profonde. Cette découverte, réalisée dans le cadre du Paleontological Resource Inventory, apporte une contribution majeure à notre recherche sur les requins.

Plongée dans Mammoth Cave

Nichée sous les forêts épaisses de l’État du Kentucky aux États-Unis, la Mammoth Cave s’étend sur plus de 650 km de galeries cartographiées, ce qui en fait le plus vaste réseau souterrain connu à l’heure actuelle. Les particularités géologiques et physiques du site en font un terrain d’exploration exceptionnel pour les chercheurs. Les sédiments calcaires et l’environnement stable de la grotte favorisent la fossilisation, préservant des restes rarement observés ailleurs.

Les équipes scientifiques, soutenues par un programme méthodique lancé dès 1999 sous l’égide du Paleontological Resource Inventory, ont cartographié et étudié plus de 25 galeries à l’intérieur de cette immense structure. Ces explorations minutieuses ont permis d’identifier les vestiges de ces prédateurs anciens, redonnant vie à des pans oubliés d’un monde disparu.

Ces requins préhistoriques retrouvés

Les organismes anciens identifiés — Troglocladodus trimblei et Glikmanius careforum — appartiennent au groupe ancien des cténacanthes, parmi les premiers vertébrés cartilagineux à peupler les mers. Le Troglocladodus trimblei, d’environ 3,5 mètres, chassait probablement près des côtes, tandis que le Glikmanius careforum se distingue par une taille supérieure, des épines dorsales acérées et une mâchoire particulièrement robuste. Les fossiles exceptionnels retrouvés comprennent des dents, des fragments de squelette et des empreintes de peau, enfermés dans les sédiments calcaires et présentant un état de conservation à la fois exceptionnel et rare.

Cette découverte enrichit notre vision des écosystèmes marins du Carbonifère et pourrait repousser de plusieurs dizaines de millions d’années l’histoire connue de ces requins. Elle éclaire non seulement l’évolution de ces créatures, mais aussi les détails d’un environnement primitif capturé sous les forêts du Kentucky.

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