Les plages évoquent souvent farniente et calme. Mais parfois, la balade se transforme en surprise étonnante. Récemment, des touristes ont découvert sur le sable ce qui ressemble à un animal venu des profondeurs : un poisson-ruban d’environ trois mètres. Cette apparition inattendue relance les discussions et suscite autant d’émerveillement que de questions.
Une trouvaille qui surprend
Lors d’une promenade, des vacanciers sont tombés sur deux spécimens de poissons-ruban. Ces animaux intriguent par leur rareté et leur réputation inquiétante. Classés parmi les habitants des grandes profondeurs, ils vivent normalement entre 150 et 500 mètres, des zones peu fréquentées par l’homme.
Surnommés parfois « poissons apocalypse » ou « rois des harengs », ils fascinent par leur allure étrange et leur grosseur : certains peuvent atteindre jusqu’à 8 mètres et peser plus de 400 kg. Leurs apparitions occasionnelles en eaux peu profondes nourrissent légendes et superstitions, renforçant leur image mystérieuse, et des échouages ont été signalés.
Comment les scientifiques ont identifié la bestiole
L’identification de ces animaux échoués a attiré beaucoup d’attention. Selon le magazine Geo, en Tasmanie, une découverte similaire a été faite par Sybil Robertson, qui a publié des photos sur le groupe Citizen Scientists of Tasmania (groupe de bénévoles observant la faune). Ces clichés ont permis à des experts d’identifier rapidement l’espèce, notamment Neville Barrett, professeur associé en écologie marine à l’Université de Tasmanie, et Jorja Gilmore, biologiste marine.
Jorja Gilmore se souvient d’avoir vu, en 2022, un jeune poisson-ruban isolé, décrivant son apparence comme « bizarre » et « irréelle ». Au-delà de la curiosité publique, ces observations sont des occasions précieuses pour la recherche. Les poissons-ruban sont classés « épipélagiques », même s’ils restent rarement visibles.
Mythes, croyances et réactions
La découverte dépasse la simple curiosité scientifique. Les poissons-ruban traînent autour d’eux bon nombre de mythes, notamment à cause du surnom « poisson apocalypse ». Leur apparition exceptionnelle sur la côte ouest de la Tasmanie, à Ocean Beach, alimente encore plus l’engouement. « Il n’y a rien entre ici et l’Argentine », souligne le caractère isolé et presque mystérieux du lieu.
Des observations antérieures, comme celle de 2022, rappellent la rareté de ces rencontres. Bien que ces poissons ne soient pas des prédateurs actifs, ils se nourrissent de plancton accessible en nageant; ils restent perçus comme des créatures lentes mais majestueuses. Le corps de l’individu retrouvé en Tasmanie n’a d’ailleurs pas échappé aux prédateurs terrestres : des aigles et des corbeaux ont tenté de le déchiqueter peu après sa découverte.



