Cette nécropole de 5 000 ans découverte en Égypte change ce que les archéologues croyaient savoir sur les origines des grandes pyramides

Une nécropole vieille de 5 000 ans vient d’être découverte en Égypte, révélant des secrets fascinants sur l’architecture des pyramides.

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Cette nécropole de 5 000 ans découverte en Égypte change ce que les archéologues croyaient savoir sur les origines des grandes pyramides
Cette nécropole de 5 000 ans découverte en Égypte change ce que les archéologues croyaient savoir sur les origines des grandes pyramides © RSE Magazine

En Égypte, une nécropole vieille de 5 000 ans vient d’être mise au jour. Elle éclaire la genèse des grandes pyramides, comme l’avait fait la récente découverte d’une structure souterraine à Gizeh. L’annonce, que le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités présente comme majeure, a été faite par son porte-parole Sherif Fathy, sur Facebook.

Le site se trouve à Jabal al-Tayr, dans le gouvernorat de Minya. Il livre des éléments qui permettent de retracer l’évolution de l’architecture funéraire sur plusieurs périodes de l’histoire égyptienne.

Jabal al-Tayr, un site qui couvre plusieurs millénaires

La nécropole occupe une élévation calcaire près du Nil, à Jabal al-Tayr. Son occupation s’étale sur une très longue durée, de la période prédynastique à la Basse Époque, et le lieu a servi plusieurs fois à enterrer les morts.

Selon le magazine Geo, certaines sépultures remontent à 3100 à 2686 av. J.-C., au moment où l’État pharaonique se met en place. Les céramiques typiques des phases Nagada II et Nagada III précisent cette chronologie, comme dans le cas de la datation controversée de la pyramide de Gizeh.

Ce que les archéologues ont trouvé et les pratiques funéraires

Les fouilles ont dégagé des tombes de l’époque dynastique archaïque et de la période prédynastique. Le rapport indique, de façon un peu contradictoire, deux tombes pour chacune de ces périodes.

Le site abrite aussi des tombes individuelles et collectives de la Basse Époque, aux caractéristiques architecturales particulières. L’une d’elles a des murs plus épais à la base, qui s’amincissent vers le sommet, ce qui consolide la structure.

On a relevé des pratiques funéraires notables : certains défunts reposaient en position repliée, enveloppés dans des nattes végétales presque entièrement décomposées. Près des corps, des poteries à bord noir, propres aux périodes Nagada II et Nagada III, marquent des influences culturelles et rituelles.

Ce que ça dit sur les techniques et les échanges culturels

Les indices architecturaux de Jabal al-Tayr pourraient correspondre à une première étape de la réflexion qui a conduit à la pyramide à degrés, puis aux pyramides « achevées ». Sherif Fathy a expliqué que cette découverte « apporte des preuves importantes qui permettent de suivre l’évolution de l’architecture funéraire ».

Hisham El-Leithy a ajouté que « des bâtisseurs de différentes régions d’Égypte partageaient déjà des idées communes », ce qui éclairerait les ressemblances entre ces tombes et le tombeau primitif du roi Den.

Les vestiges portent aussi des traces de techniques de construction en avance pour l’époque : outils de taille de pierre et renforts en bois servant à consolider les murs. Les bâtisseurs maîtrisaient donc déjà les notions de poids et d’équilibre.

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