Ce n’est pas une méduse mais c’est bien pire : pourquoi les sauveteurs aquitains redoutent cette créature bleue échouée sur le sable

Bleutées et redoutées, les physalies envahissent les plages landaises. Sauveteurs débordés, drapeaux violets hissés, douleur comparée à un accouchement sans péridurale. Le protocole de soin qui sauve, à connaître avant de vous baigner cet été.

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Ce n'est pas une méduse mais c'est bien pire : pourquoi les sauveteurs aquitains redoutent cette créature bleue échouée sur le sable
Ce n’est pas une méduse mais c’est bien pire : pourquoi les sauveteurs aquitains redoutent cette créature bleue échouée sur le sable © RSE Magazine

La physalie, cet invertébré marin très urticant que l’on surnomme la vessie de mer, revient en masse sur les plages du Sud-Ouest. Depuis fin juillet 2026, la baignade est régulièrement interrompue sur le littoral aquitain à cause de sa présence.

Le phénomène touche l’ensemble de la côte, du bassin d’Arcachon à la côte basque, où des fermetures temporaires de plages ont été signalées par la presse régionale. Dans les Landes, la situation est généralisée. « Toutes les plages de la côte landaise sont concernées mais on n’a pas eu d’échouages massifs », a précisé mardi à l’AFP Julien Lalanne, représentant du Syndicat mixte de gestion des baignades landaises.

Le sauveteur appelle toutefois à éviter la psychose. Il rappelle que l’arrivée de ces animaux reste imprévisible et que l’été dernier, elles étaient arrivées d’un coup et étaient reparties d’un coup. Cette physalie, portée par le vent jusque sur le sable, vient des eaux tropicales et se reconnaît à sa couleur bleutée.

Des sauveteurs mobilisés au point de ne plus surveiller les baigneurs

Sur les plages, les équipes de secours passent l’essentiel de leur temps à soigner les piqûres plutôt qu’à surveiller les baigneurs. Résultat : le drapeau violet, voire rouge, est hissé temporairement, faute de personnel disponible pour assurer la surveillance.

Un protocole de soin est désormais bien rodé. Il consiste à :

  1. appliquer de la mousse à raser sur la piqûre pour atténuer la douleur,
  2. racler les résidus de filaments avec une carte bancaire,
  3. puis à rincer la zone à l’eau de mer vinaigrée.

En prévention, les physalies sont pêchées à l’épuisette et les bancs sont repérés au large grâce à des jet-skis.

La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a diffusé un avertissement sur Facebook, insistant sur la dangerosité de l’animal, même mort, rappelant que la piqûre peut être très douloureuse et entraîner des effets graves et qu’il ne faut jamais la toucher, même morte.

La physalie n’est pas mortelle, mais sa piqûre peut provoquer une douleur décrite comme très aiguë. Une médecin du centre anti-poison au CHU de Bordeaux, interrogée par l’AFP en 2025, avait détaillé l’ampleur possible des complications : tétanie musculaire, voire détresse respiratoire pouvant conduire à la noyade, surviennent « dans 8 à 10 % des cas ».

Selon elle, sept patients sur dix décrivent une douleur qui dure d’une à deux heures, pire selon elle qu’un accouchement sans péridurale.

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