La municipalité de Jouy-sur-Morin, en Seine-et-Marne, veut faire dater un vieux coffre retrouvé il y a quelques années dans la cave du presbytère de la commune. Les recherches de Stéphane Devillers, combinées à l’interrogation d’un expert, laissent penser que l’objet pourrait avoir plusieurs centaines d’années.
D’apparence plutôt commune, le coffre n’avait alors pas particulièrement retenu l’attention des élus de l’époque. C’est un expert venu réaliser un diagnostic de l’église du village, préalable à sa restauration, qui s’est interrogé sur cet objet au cours de l’année 2024. L’édifice religieux est classé monument historique depuis 1927.
Les recherches menées par Stéphane Devillers, ancien conseiller municipal et auteur de plusieurs articles sur l’église du village, combinées à l’interrogation de l’expert, laissent penser que le coffre pourrait remonter à plusieurs siècles, rapporte actu.fr. Il pourrait s’agir d’un coffre de changeurs, un type d’objet utilisé à l’époque dans les églises pour recevoir l’argent donné à la paroisse par les grandes familles, par exemple pour obtenir une belle cérémonie, explique Michael Rousseau, actuel maire de Jouy-sur-Morin.
L’édile pointe aussi les particularités mécaniques du meuble : « Le coffre possède une clef particulière et le système pour l’ouvrir est lui aussi particulier. » Mais l’âge exact de l’objet n’a pas encore pu être établi avec précision.
Pour lever le doute, la commune espère procéder prochainement à une étude dendrochronologique. Un expert doit d’abord fournir un devis avant que l’analyse puisse être lancée. « Un expert doit nous faire un devis pour que l’on puisse ensuite procéder à cette étude. La demande a été effectuée mais l’expert est débordé », précise le maire.
Une fois la datation obtenue, la valeur réelle du coffre pourra être établie. La mairie prévoit alors de monter un dossier auprès de la Direction régionale des affaires culturelles, dans l’espoir d’un classement qui protégerait durablement l’objet. « Nous ferons ensuite un dossier auprès de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) pour qu’il soit classé et protégé », indique Michael Rousseau.

