Pourquoi les météorologues surveillent le Pacifique avec inquiétude : El Niño se met en place et pourrait bouleverser le prochain hiver

En 2026, le retour du Super El Niño pourrait bouleverser le climat mondial, avec des prévisions alarmantes pour l’agriculture.

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Pourquoi les météorologues surveillent le Pacifique avec inquiétude : El Niño se met en place et pourrait bouleverser le prochain hiver
Pourquoi les météorologues surveillent le Pacifique avec inquiétude : El Niño se met en place et pourrait bouleverser le prochain hiver © RSE Magazine

Le phénomène météorologique Super El Niño est de retour, et 2026 pourrait être une année d’intensité exceptionnelle. Selon le dernier bulletin du Climate Prediction Center de la NOAA (service de prévision climatique de la NOAA), publié le 11 juin 2026, El Niño s’est officiellement installé dans le Pacifique équatorial. L’événement est suivi de près, car El Niño a des conséquences mondiales et modifie le temps dans de nombreuses régions.

Un phénomène à suivre de près

El Niño provoque des températures extrêmes. En juin 2026, l’anomalie de la température de surface de la mer atteignait déjà +0,7 °C, au-dessus du seuil d’alerte de +0,5 °C. Elle devrait se maintenir sur plusieurs périodes consécutives de trois mois glissants, d’où l’alerte mondiale. Les effets varient d’une région à l’autre.

La NOAA s’attend à une dégradation de la situation jusqu’à l’hiver 2026-2027. Elle estime à 63 % la probabilité d’un épisode très fort entre novembre et janvier, capable de rivaliser avec les El Niño les plus marqués enregistrés depuis 1950.

Ce que ça change dans le monde

Les anomalies de température de surface dans le Pacifique équatorial ne sont pas les seules indications d’un épisode puissant. Les signes atmosphériques propres à El Niño le confirment aussi : anomalies de vent, convection renforcée et zones orageuses. Un épisode fort augmente le risque de sécheresses prolongées, comme en Asie pendant l’épisode de 2015-2016, ou d’inondations massives. Ces conditions ont déjà pesé sur les productions agricoles et sur les marchés, et ont accentué les tensions sur les céréales et les oléagineux.

À court terme, le continent américain pourrait connaître des excès de précipitations, tandis que des conditions chaudes et sèches perturberaient les semis en Asie. Le changement climatique peut aussi renforcer l’intensité et la fréquence de ces événements, avec des répercussions économiques plus lourdes. Les marchés agricoles mondiaux risquent de se fragiliser, ce qui toucherait des pays comme l’Australie et pèserait sur les prix et les volumes d’exportation.

Prévisions et réactions

Les experts du Climate Prediction Center suivent de près la progression d’El Niño. Plusieurs agences météorologiques, dont le bureau australien, redoutent une intensification rapide. Les producteurs asiatiques et les zones agricoles d’Amérique figurent parmi les plus exposés.

Les scientifiques appellent à se préparer à des phénomènes qui échappent parfois aux prévisions habituelles. El Niño 2026 rappelle l’enjeu pour les gouvernements et les industries : tenir compte des signes avant-coureurs pour limiter les dégâts.

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