Des ouvriers creusent sous une autoroute en construction et tombent sur des centaines de trésors en or : « on n’en croyait pas nos yeux »

Une découverte archéologique en République tchèque révèle un établissement celtique d’une envergure inédite.

Publié le
Lecture : 2 min
Des ouvriers creusent sous une autoroute en construction et tombent sur des centaines de trésors en or : « on n'en croyait pas nos yeux »
Des ouvriers creusent sous une autoroute en construction et tombent sur des centaines de trésors en or : « on n’en croyait pas nos yeux » © RSE Magazine

Une découverte récente en République tchèque a mis au jour un établissement celtique d’une ampleur rare. C’est lors d’un diagnostic préalable à la construction de l’autoroute D35, près de Hradec Králové, que le site a été repéré, utilisant des techniques de télédétection. Il couvre une superficie impressionnante d’environ 250 905 m² (soit l’équivalent de 4 500 places de parking) et recèle de nombreux vestiges antiques. La nouvelle a naturellement suscité un vif intérêt dans le milieu archéologique et enrichit notre connaissance de la culture et des échanges celtiques en Europe.

Un aperçu du passé celtique

Les fouilles ont révélé un véritable trésor remarquable de pièces d’or et d’argent, signes de l’importance économique du lieu il y a plus de 2 200 ans. D’après L’Automobile Magazine, on a aussi retrouvé plus de 1 000 pièces de bijouterie : fibules et broches raffinées, bracelets, éléments de ceinture, perles de verre. À cela s’ajoutent de la poterie finement travaillée et des objets précieux, tels que des objets en ambre de luxe. Tous ces artefacts indiquent que l’endroit était un centre commercial et de production florissant à l’époque de La Tène (période du IIIe au Ier siècle av. J.-C.).

Le site se situe le long de ce que l’on pense être la légendaire « route de l’ambre », un couloir commercial reliant les mers Baltique et du Nord à l’Europe centrale. Selon Maciej Karwowski, archéologue à l’Université de Vienne, « la richesse de l’établissement en objets de luxe, y compris l’ambre, s’aligne avec d’autres sites connus le long de la route de l’ambre ». Ce lien renforce l’idée d’un réseau commercial de longue distance déjà bien établi à l’époque celtique.

Ce que ça apporte à la recherche historique

Tomáš Mangel, professeur d’archéologie à l’Université de Hradec Králové, insiste sur le caractère exceptionnel du site : « l’ensemble du site est sans précédent par son envergure et son caractère en Bohême ». La présence directe de la tribu des Boii n’est pas confirmée de façon nette sur le terrain, mais le lien historique entre cette tribu et la région de Bohême reste une hypothèse largement discutée parmi les spécialistes. La découverte alimente ainsi le débat sur l’attribution ethnique et tribale et pousse à réexaminer certaines idées reçues.

Le fait que le site ne soit pas fortifié suggère une société plus tournée vers le commerce que vers la défense, ce qui apporte un éclairage sur les dynamiques socioculturelles des communautés celtiques de l’époque.

Laisser un commentaire