La France sans Atlantique et sous 40 °C : ce que prédisent les chercheurs

Imaginez une France transformée, proche du cercle polaire dans 250 millions d’années, entourée d’un supercontinent.

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La France sans Atlantique et sous 40 °C : ce que prédisent les chercheurs
La France sans Atlantique et sous 40 °C : ce que prédisent les chercheurs © RSE Magazine

Imaginez un monde où la France se retrouve près du cercle polaire et où l’océan Atlantique a disparu, remplacé par l’immensité d’un supercontinent unique. C’est le tableau que dressent des scientifiques qui étudient la dérive des plaques tectoniques et les transformations climatiques sur des centaines de millions d’années. À l’horizon de 250 millions d’années, les projections géologiques dessinent un futur radicalement différent.

Pangée Ultima : comment ça se forme

Le supercontinent attendu, nommé Pangée Ultima, résulterait du mouvement naturel des plaques tectoniques, explique Melty. Poussés par des forces profondes du manteau terrestre, les continents dérivent de quelques centimètres par an. Il y a environ 200 millions d’années, la Pangée originelle a commencé à se disloquer, donnant les continents que l’on connaît aujourd’hui. Ce va-et-vient de fragmentation et de réunion des terres se répète à peu près tous les 400 à 500 millions d’années.

On anticipe que l’océan Atlantique finira par se refermer, avec des continents qui se rapprochent suffisamment pour reformer un supercontinent unique entouré d’un super-océan mondial. L’océan Indien pourrait devenir une vaste mer intérieure, tandis que la mer Méditerranée serait écrasée par la collision de l’Afrique et de l’Europe. Les cartes du projet PALEOMAP dirigé par Christopher Scotese prévoient aussi le rattachement de Cuba au sud-est des États-Unis, la fusion du Groenland avec le Canada et un déplacement de la péninsule coréenne entre la Chine et un Japon décalé vers l’ouest.

Climat et faune : à quoi s’attendre

À l’intérieur de ce supercontinent, le climat serait extrêmement chaud, souvent au-delà de 40 °C, et amplifié par une augmentation de 2,5 % de la luminosité solaire. En plus, une activité volcanique intense relâcherait d’énormes quantités de CO2 dans l’atmosphère, renforçant l’effet de serre.

Dans ce monde où l’aridité régnerait à l’intérieur des terres, les mammifères pourraient souffrir de stress thermique, et une vague d’extinction de masse n’est pas à exclure. Les conditions d’habitabilité seraient très inégales : les zones côtières resteraient plus tempérées grâce à l’influence des mers, tandis que certaines marges plus au nord, comme la future France, pourraient jouir de climats plus modérés.

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