Il y a 80 ans, une découverte fortuite a changé notre regard sur la préhistoire. Le 12 septembre 1940, quatre adolescents, accompagnés d’un chien nommé Robot, tombèrent par hasard sur la grotte de Lascaux à Montignac, dans le département de la Dordogne, raconte France 3. Cet événement sortit le paisible village de l’ombre et offrit au monde un trésor inestimable d’art pariétal.
Comment la grotte a été trouvée
Les faits se déroulaient pendant la Seconde Guerre mondiale. Le 8 septembre 1940, Jacques Marsal, Georges Agniel, Simon Coencas et Marcel Ravidat montent dans les collines autour de Lascaux. Robot, le chien de Marcel, se met à poursuivre un lapin et disparaît sous une cavité cachée par les racines d’un arbre déraciné.
Intrigués, les adolescents reviennent quatre jours plus tard, mieux équipés, pour explorer ce qui ressemblait à l’entrée d’un souterrain. Après quelques centaines de mètres de progression pénible à travers des éboulis, ils débouchent dans une salle sombre et humide. Devant eux, les parois sont couvertes de fresques extraordinaires.
La nouvelle court vite dans le village, malgré la promesse de secret des jeunes explorateurs.
Les scientifiques et la reconnaissance
La découverte attire d’abord l’attention d’érudits locaux, comme M. Laval, l’instituteur du bourg, qui comprend vite l’importance de ce qu’on a trouvé. L’abbé Breuil, spécialiste reconnu à l’époque, intervient ensuite pour authentifier les œuvres, provoquant l’étonnement de nombreux scientifiques.
Le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979. Il reste l’un des témoignages les plus anciens et précieux de l’histoire humaine.
La grotte authentique présente une surface ornée de 540 m², avec 680 fresques et pas moins de 1 500 gravures. Les représentations animales, fines et vivantes, ainsi que des symboles mystérieux, montrent une maîtrise artistique étonnante, figée depuis 17 000 ans.
Protéger le site
La fragilité du lieu oblige à le fermer au public dès 1963 pour le préserver des ruissellements et de l’air extérieur, soulignant l’importance de la préservation du patrimoine.
Pour permettre au public de découvrir ce patrimoine, des reproductions fidèles ont été créées : Lascaux 2, puis le ‘centre international d’art pariétal’ (Lascaux 4).








