Fini les ronces qui repoussent chaque printemps : un paysagiste révèle 7 méthodes que ses clients ne connaissent jamais

Un simple carton de récupération suffirait à venir à bout des ronces les plus tenaces, sans arrachage ni produit chimique. La méthode gratuite que s’échangent déjà les jardiniers convaincus.

Publié le
Lecture : 3 min
Fini les ronces qui repoussent chaque printemps : un paysagiste révèle 7 méthodes que ses clients ne connaissent jamais
Fini les ronces qui repoussent chaque printemps : un paysagiste révèle 7 méthodes que ses clients ne connaissent jamais © RSE Magazine

Recouvrir la zone infestée de cartons pour bloquer la lumière et affamer les ronces par privation de photosynthèse : voilà une méthode gratuite et écologique qui circule chez les jardiniers, présentée comme testée et approuvée et ne nécessitant qu’un simple carton de récupération.

Le mode d’emploi tient en trois gestes

La technique commence par une taille à ras des tiges au sécateur, sans nécessité d’arracher le système racinaire à la main. Il faut ensuite recouvrir généreusement la zone de cartons, en les faisant chevaucher pour ne laisser passer aucune lumière. Dernière étape : lester l’ensemble avec des pierres ou du compost, pour que le vent ne déplace rien.

Le principe reste simple : privées de photosynthèse, les ronces s’épuisent progressivement jusqu’à disparaître, sans bruit ni produit chimique. Au fil des mois, le carton se décompose et se mélange à la terre, enrichissant le sol en matière organique. Le terrain devient alors prêt à accueillir de nouvelles plantations. La méthode est simple à mettre en œuvre, sans effort extrême, entièrement biodégradable et préserve l’équilibre naturel du jardin.

Les ronces, terme qui recouvre plusieurs espèces dont le mûrier sauvage, poussent aussi bien en lisière de forêt qu’au bord d’un chemin ou dans une haie de jardin. Elles jouent un rôle écologique réel : leurs tiges épineuses abritent oiseaux et petits mammifères, leurs baies nourrissent la faune locale, et ces plantes pionnières stabilisent les sols nus avant de laisser la place à d’autres végétaux.

Le problème survient quand elles envahissent un espace cultivé. Leur système racinaire, très vigoureux, leur permet de repousser rapidement après une simple coupe des tiges, ce qui rend l’arrachage manuel souvent vain. Les désherbants chimiques, eux, restent nocifs pour l’environnement.

L’arrachage manuel reste la méthode la plus directe : couper les tiges au ras du sol, puis déraciner la souche en tirant sur les racines traçantes, idéalement après une pluie qui ramollit la terre. Si un fragment de racine subsiste, la ronce repart, d’où la nécessité de surveiller les repousses.

La coupe régulière, toutes les deux à trois semaines, épuise la plante en la privant de ses feuilles, sa seule source d’énergie. L’eau bouillante versée directement sur les jeunes pousses détruit les cellules végétales, mais sans distinction pour les plantes voisines. Le paillage épais, à base de broyat, de copeaux de bois ou de paille, empêche la lumière de revenir et enrichit le sol une fois les ronces coupées ou arrachées.

Planter des végétaux couvrants comme la consoude, le trèfle rampant ou des couvre-sols d’ombre tels que le géranium vivace ou la pervenche permet aussi d’occuper le terrain, un espace vide attirant naturellement les indésirables. Reste un dernier réflexe à éviter : retourner le sol en profondeur après un arrachage, ce qui peut réveiller des fragments de racines dormantes. Mieux vaut niveler doucement, couvrir, puis laisser reposer la zone.

D’autres solutions circulent, présentées par le jardinier Jean-Paul Imbault sur Radio France. La première mise sur les animaux : chèvres et ânes raffolent des ronces et les dévorent entièrement, tout en participant à un nettoyage plus général de l’espace. La méthode est jugée idéale pour les grandes surfaces, avec la possibilité de solliciter des voisins équipés ou de louer les bêtes pour quelques jours.

La seconde méthode, plus radicale, repose sur le gros sel, à appliquer en automne quand la sève descend vers les racines. Il suffit de dégager le pied des ronces, d’y déposer plusieurs poignées de sel puis d’arroser légèrement : le sel atteint progressivement les racines et détruit la plante. Contrairement à une idée reçue, la terre ne devient pas infertile de façon durable. Un bon bêchage suffit pour replanter dès le printemps suivant.

Reste, pour beaucoup de jardiniers, le réflexe le plus simple : garder de côté les cartons des livraisons, plutôt que de recourir à d’autres méthodes.

Laisser un commentaire