Pelouse grillée et jaune à cause de la sécheresse : voici la technique du sol pour la sauver avant l’automne

Votre pelouse jaunie n’est peut-être pas morte du tout. Un simple geste, souvent négligé, change tout avant l’automne. La méthode d’un expert révèle pourquoi arroser sans préparer le sol ne sert à rien.

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Pelouse grillée et jaune à cause de la sécheresse : voici la technique du sol pour la sauver avant l'automne
Pelouse grillée et jaune à cause de la sécheresse : voici la technique du sol pour la sauver avant l’automne © RSE Magazine

Selon Robbie Lynn, expert en pelouses, dans une vidéo tournée pour l’entreprise Premier Lawns, son point de départ dans un programme de récupération après sécheresse, c’est le sol, car il veut casser cette surface dure et faire descendre l’eau et les nutriments jusqu’aux racines, rapporte le média Express.

Le Royaume-Uni vient de traverser son été le plus sec depuis plus d’un siècle. Résultat : à travers le pays, de nombreuses pelouses ont pris cette couleur paille caractéristique, au point d’inquiéter les jardiniers qui redoutent d’avoir perdu leur gazon pour de bon.

Avant de paniquer, mieux vaut vérifier. La Royal Horticultural Society rappelle que la plupart des pelouses établies ne meurent pas sous la chaleur : elles arrêtent simplement de pousser et jaunissent en surface, tandis que les couronnes et les racines restent vivantes en profondeur.

Le réseau spécialisé GoodGrow parle de dormance de sécheresse, un état qui peut durer quatre à six semaines et se résorber dès que l’humidité revient durablement. Un test simple permet de trancher : tirer doucement sur une touffe d’herbe. Si elle résiste et que sa base paraît ferme et blanc crème, la plante est vivante.

Si elle se détache facilement, avec des racines cassantes et sans couronne solide, la zone est morte et devra être réensemencée au début de l’automne.

Casser la croûte dure avant d’arroser

Selon Robbie Lynn, les pelouses touchées par plusieurs mois de soleil intense sont généralement compactées : le sol y forme une croûte dure qui empêche l’eau, l’oxygène et les nutriments de pénétrer. La pluie de retour ruisselle alors en surface au lieu d’atteindre les racines, qui restent trop peu profondes pour stocker l’énergie nécessaire à une repousse solide une fois l’automne installé.

La solution consiste à aérer le sol avant de s’occuper de l’herbe elle-même. Une fourche de jardin suffit dans la plupart des cas, et beaucoup de jardiniers en possèdent déjà une dans leur cabanon. Pour les grands terrains, un aérateur à lames creuses, qui retire de petites carottes de terre, peut être envisagé ; des chaussures à pointes existent aussi pour aérer en marchant.

La marche à suivre reste simple. Choisir un jour suivant la pluie, quand le sol est humide sans être détrempé. Enfoncer la fourche sur environ 10 centimètres, la balancer doucement d’avant en arrière pour ouvrir la terre, puis la retirer sans la soulever ni la retourner.

Répéter l’opération tous les 10 centimètres environ, en insistant sur les zones très piétinées, les endroits particulièrement durs ou ceux où l’eau stagne. Les trous doivent rester ouverts jusqu’à la prochaine pluie, afin que l’eau s’infiltre plus profondément.

Sur les zones les plus dénudées, il est possible d’ajouter des graines de gazon tolérantes à la sécheresse une fois le sol ouvert, puis de ratisser légèrement et de maintenir ces zones humides pendant dix à quatorze jours.

L’UK Lawn Care Association estime que la fin août et le début septembre restent la meilleure fenêtre pour rénover une pelouse : le sol garde encore de la chaleur, les nuits fraîchissent et les pluies automnales commencent à revenir. Un tonique à base d’algues peut ensuite compléter le traitement.

Robbie Lynn met en revanche en garde contre un réflexe fréquent : il peut être vraiment tentant d’inonder simplement la zone d’engrais pour aider la pelouse à repousser, mais cela risque de la brûler et de causer davantage de dommages au gazon. Fin août, un apport d’engrais reste déconseillé : une pelouse déjà fragilisée par la sécheresse supporte mal ce stress supplémentaire, surtout si les températures venaient à remonter.

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