Une sortie en mer qui se voulait pêche et surf s’est transformée en sacré périple pour Steven Pierson, ancien surfeur pro et fondateur d’une école de surf à Tahiti, et son jeune fils Naiki. Jeudi, le 5 mars 2026, ils ont vu la situation basculer après la capture d’un espadon colossal estimé à 400 kg, puis une lutte contre une violente tempête en Polynésie française.
Une prise hors norme, puis la météo tourne
Ils sont partis dans l’après-midi en direction du DCP de Teahupoo (DCP, dispositif de concentration de poissons), avec l’idée de revenir ensuite pour surfer, raconte Steven : « Nous sommes partis vers le large direction le DCP de Teahupoo, avec l’idée de revenir ensuite surfer », rapporte le site Petit Bleu.
À 14h50, la ligne s’est mise à frémir et un combat a commencé. L’espadon a déroulé le nylon à plusieurs reprises avec une force impressionnante, obligeant Steven à l’attacher sur le côté du bateau pour anticiper le retour, un événement digne des légendes maritimes.
La joie de la prise a été de courte durée : des orages violents se sont formés autour de l’île, avec pluie, éclairs et vents. La situation est devenue éprouvante émotionnellement, soulignant l’importance d’une cohabitation respectueuse avec les éléments naturels, relate Steven.
Manœuvres et décisions difficiles pendant la tempête
Face aux éléments, Steven a dû improviser pour assurer leur sécurité. Il a veillé au bon fonctionnement du « super bateau », du moteur et du GPS pour garder le cap malgré la tourmente. Conscient du danger des éclairs, il a pris la décision de piloter depuis une glacière pour éviter tout contact avec l’aluminium de l’embarcation : « J’ai attaché mon patia sur la barre pour pouvoir piloter depuis la glacière et nous mettre un maximum à l’abri des éclairs », a-t-il dit, montrant sa résilience et son expérience.
Pendant environ une demi-heure, Steven et Naiki ont manœuvré pour se rapprocher du récif, une option offrant une protection partielle contre les rafales. « La mer était assez complexe et la manœuvre a été très difficile. Mais petit à petit, nous avons réussi à nous rapprocher du récif », se souvient Steven. Ils ont aussi gardé le contact avec leur famille à terre via le réseau mobile, ce qui a apporté un soutien moral précieux.
Retour à Taravao et un souvenir qui restera
Après plusieurs heures de trajet éprouvant, Steven et son fils ont finalement accosté au quai de Taravao à 20h15. Fatigue et stress au rendez-vous, mais aussi beaucoup d’émotions positives. Steven a exprimé sa reconnaissance envers la nature et ses proches : « Je remercie ciel et terre pour cette aventure incroyable, mais surtout pour nous avoir gardés en vie. »








