D’ici 2050, les serpents venimeux pourraient ramper vers des régions où personne n’a jamais appris à les reconnaître : 2 milliards de personnes concernées

D’ici 2050, les serpents venimeux pourraient envahir de nouvelles régions, exposant des milliards de personnes à un risque accru de morsures.

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D'ici 2050, les serpents venimeux pourraient ramper vers des régions où personne n'a jamais appris à les reconnaître : 2 milliards de personnes concernées
D’ici 2050, les serpents venimeux pourraient ramper vers des régions où personne n’a jamais appris à les reconnaître : 2 milliards de personnes concernées © RSE Magazine

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) publie une étude scientifique parue dans la revue PLOS Neglected Tropical Diseases, qui met en avant des prévisions inquiétantes pour les serpents venimeux à mesure que la planète se réchauffe. Rapporté par Euronews, le document vise à mieux comprendre la répartition des serpents les plus dangereux dans le monde et prévoit des modifications importantes de leurs habitats d’ici 2050 et 2090. C’est un sujet majeur alors que le risque de morsures pourrait augmenter avec la hausse des températures et la raréfaction des habitats naturels.

Comment l’étude a été faite et que dit-elle en gros

Les chercheurs se sont appuyés sur un large ensemble de données issues de bases publiques et privées, de collections de musées et de plateformes de science participative. Grâce à ces sources, l’équipe de l’OMS a pu dresser une cartographie précise des serpents venimeux et modéliser leurs déplacements possibles à l’échelle globale. Avec environ quatre millions de nouveaux cas de morsures par an, comprendre ces dynamiques devient urgent.

Les résultats sont préoccupants : un climat plus chaud pourrait accroître le risque de morsures, surtout dans les régions tropicales et en Asie du Sud, tout en introduisant des reptiles venimeux dans des zones qui en étaient jusque-là épargnées, soulignant l’importance de la biodiversité amazonienne. Les données sur les morsures restent souvent incomplètes, ce qui complique la réponse en matière de santé publique.

Où les serpents pourraient se déplacer et quelles zones seront concernées

L’analyse prévoit des mouvements importants de certaines espèces sous l’effet de la hausse des températures et de la pression humaine. En Inde, on s’attend à ce que les vipères de Russell, les cobras indiens et les kraits se déplacent vers le nord. En Asie, les kraits pourraient quitter le Yunnan et les forêts du Myanmar pour s’installer dans des zones plus densément peuplées. En Afrique, le mamba noir pourrait se déplacer de la côte kényane vers le Nigeria, l’Afrique du Sud et la Somalie.

La menace touche aussi l’Amérique du Sud, où habitat des vipères et des serpents corail se restreint à cause des transformations agricoles, urbaines et climatiques. Pour certaines espèces, comme les serpents tête-de-cuivre de Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’extinction pourrait devenir une réalité alarmante.

Ce que cela change pour les populations

David Williams, l’un des auteurs, insiste sur la nécessité de rester vigilant : « Les populations doivent en permanence rester attentives à leur environnement et aux changements qu’elles y observent. » Il recommande des mesures simples et préventives, comme :

  • porter des chaussures fermées,
  • utiliser des lampes torches la nuit,
  • et éviter d’intervenir à proximité des serpents pour réduire le risque de morsures.

Les conséquences vont au-delà des rencontres fortuites. Les présence des serpents dans les zones rurales pauvres sont particulièrement exposées : les agriculteurs, souvent pieds nus et travaillant loin de structures médicales, sont très vulnérables. Avec l’expansion des habitats des serpents venimeux vers des zones habitées, des milliards de personnes pourraient être exposées à un risque plus élevé de morsures.

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