Les microplastiques posent un problème grandissant pour le traitement de l’eau en raison de la contamination par les microplastiques. Invisibles à l’œil nu, ces particules minuscules contaminent notre eau potable partout dans le monde. Une étude récente de l’Université Columbia montre que jusqu’à 240 000 particules de plastique peuvent se trouver dans un seul litre d’eau en bouteille. Face à ce défi, des chercheurs brésiliens testent une solution naturelle : des graines de Moringa oleifera pour purifier l’eau.
Une astuce naturelle qui sort du lot
L’espèce Moringa oleifera, un arbre tropical originaire d’Inde, est au cœur d’une nouvelle méthode étonnante de purification. Des chercheurs de l’Institut des Sciences et Technologie de l’Université de São Paulo (ICT-UNESP), dirigés par Adriano Gonçalves dos Reis, ont utilisé l’extrait salin de ses graines pour piéger les microplastiques. L’étude, publiée dans la revue ACS Omega, explore une façon de lutter contre la pollution plastique avec une méthode respectueuse de l’environnement et sans résidus toxiques.
Les essais ont été réalisés en laboratoire à l’aide d’un dispositif appelé « jar test ». Les expérimentations ont porté sur de l’eau contaminée volontairement par du PVC, un plastique préoccupant en raison de ses propriétés mutagènes et cancérogènes et de son impact sur la santé. Les microplastiques ont une charge électrique négative qui les empêche de s’agréger ; l’extrait de moringa neutralise cette charge, ce qui facilite la coagulation en particules plus grosses et filtrables.
Des résultats prometteurs face aux méthodes classiques
Les chercheurs ont comparé la performance de l’extrait de moringa avec celle du sulfate d’aluminium, un coagulant chimique très utilisé, dans une méthode de filtration. Selon Gabrielle Batistan, premier auteur de l’étude, l’efficacité de l’extrait salin de moringa s’est révélée comparable, voire supérieure dans certaines conditions, notamment dans des eaux plus alcalines. L’extrait de moringa apparaît donc comme une alternative intéressante aux produits chimiques traditionnels, dont l’usage est de plus en plus encadré à cause des risques liés aux résidus toxiques pour la santé et l’environnement.








