La responsabilité sociétale des entreprises ne s’arrête plus aux portes de l’organisation. À l’heure où les échanges se déroulent massivement sur les plateformes numériques, la lutte contre le cyberharcèlement et la désinformation devient un enjeu de cohésion sociale, de santé mentale et de citoyenneté. Avec sa campagne nationale de collecte de dons organisée du 1er au 3 juillet, l’association #JESUISLÀ appelle entreprises, citoyens et médias à faire de la solidarité numérique une nouvelle cause d’intérêt général.
Longtemps perçue comme un phénomène propre aux réseaux sociaux, la haine en ligne est aujourd’hui reconnue comme un enjeu de société. Elle ne s’arrête pas aux écrans. Elle affecte les parcours professionnels, fragilise les relations sociales, détériore la santé psychologique des victimes et contribue à appauvrir le débat public. Les chiffres témoignent de cette réalité. En 2025, près de 44 % des internautes français déclarent avoir été exposés à des contenus hostiles ou dégradants. En 2024, plus de 62 000 personnes ont été victimes de harcèlement moral lié au numérique, tandis que 108 millions de commentaires haineux ont été identifiés sur les réseaux sociaux, soit une hausse de 16 % en un an.
Dans ce contexte, la responsabilité des entreprises évolue. Si la RSE s’est d’abord construite autour des enjeux environnementaux, de la diversité ou de la qualité de vie au travail, elle englobe désormais la qualité des espaces numériques dans lesquels collaborateurs, clients, partenaires et citoyens interagissent quotidiennement. La lutte contre le cyberharcèlement devient ainsi un prolongement naturel des politiques de prévention des risques psychosociaux. Elle participe également à la protection de la liberté d’expression, à l’inclusion et à la préservation d’un débat public respectueux, autant de valeurs désormais intégrées dans les stratégies ESG des organisations.
Depuis 2019, l’association #JESUISLÀ apporte une réponse originale à cette problématique. Son modèle repose sur la mobilisation coordonnée de citoyens bénévoles qui interviennent pour soutenir les personnes ciblées, apporter des informations vérifiées et réintroduire des échanges constructifs lorsque la haine ou la désinformation prennent le dessus. En six ans, plus de 6 000 actions citoyennes ont été menées grâce à une communauté qui rassemble désormais plus de 10 000 membres. Ensemble, ils ont publié plus de 15 000 commentaires de soutien, de dialogue et de d’information.
Pour amplifier cette action, l’association lance une campagne nationale de collecte de dons du 1er au 3 juillet. Les fonds permettront de soutenir davantage de victimes, de former de nouveaux bénévoles, de renforcer la présence de l’association sur les plateformes où émergent de nouvelles formes de haine et de développer #JeSuisIA, un outil d’intelligence artificielle destiné à accompagner les bénévoles dans leurs actions, sans jamais se substituer à l’engagement humain.
Cette initiative illustre une évolution majeure de la RSE : les entreprises ne sont plus seulement attendues sur leurs performances économiques ou environnementales. Elles sont également appelées à contribuer à la qualité du numérique, devenu un espace de vie, de travail et de citoyenneté. S’engager aux côtés d’associations qui œuvrent pour un Internet plus respectueux ne relève plus uniquement du mécénat. C’est participer à la construction d’un environnement numérique plus sûr, plus inclusif et plus digne des valeurs que les organisations souhaitent porter auprès de leurs collaborateurs comme de leurs parties prenantes. À travers cette campagne de 72 heures, #JESUISLÀ rappelle qu’un commentaire de soutien, une mobilisation collective ou un don peuvent contribuer à restaurer ce qui fait la richesse d’une société numérique : la confiance, le respect et la solidarité.
Il est possible de soutenir les actions de l’association en réalisant un don via https://charidy.com/jesuisla. Les modalités, les projets soutenus et les informations relatives à la déduction fiscale sont disponibles sur le site de l’association.

