Ce nuage venu du Sahara cachait un secret bien plus inquiétant que prévu

Une découverte inattendue au cœur de la poussière saharienne intrigue : du césium-137 a été détecté en Europe !

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Ce nuage venu du Sahara cachait un secret bien plus inquiétant que prévu
Ce nuage venu du Sahara cachait un secret bien plus inquiétant que prévu | RSE Magazine

En mars 2022, un phénomène météo pas comme les autres a attiré l’attention de l’Europe de l’Ouest : une énorme vague de poussières sahariennes a teinté extérieurement tout d’un rouge orangé. Ce spectacle, visuellement fascinant, a aussi fait grimper les inquiétudes concernant la qualité de l’air et la santé publique.

Découverte étonnante et analyses poussées

Pendant cet épisode, les chercheurs ont repéré un truc inattendu au cœur de ces poussières : du césium-137, un isotope radioactif. Un labo à Caen a mené les analyses et constaté une valeur médiane de 14 Bq/kg, bien en dessous des 1000 Bq/kg autorisés par l’Union Européenne pour les denrées alimentaires. Même si ces niveaux ne représentent pas un danger direct pour la santé, leur origine suscite tout de même des questions. Au départ, on avait relié ces traces aux essais nucléaires français effectués à Reggane en Algérie entre 1960 et 1961, mais d’autres sources pourraient être en cause.

L’histoire des essais nucléaires

Les essais nucléaires français à Reggane, lancés sous les ordres du général de Gaulle, comportaient quatre explosions dans l’atmosphère. Cependant, une étude récente menée par des chercheurs français, suisses et espagnols vient remettre en question cette version. Publiée dans la revue Science Advances, cette recherche montre que les signatures isotopiques du plutonium correspondent davantage aux retombées des essais nucléaires américains et soviétiques durant la Guerre froide.

La science participative sur les réseaux

Pour décrypter ce phénomène étonnant, une campagne de science participative a été lancée via les réseaux sociaux. Plus d’une centaine d’échantillons ont été ramassés par des bénévoles dans six pays d’Europe de l’Ouest. Si les réseaux ont d’abord balancé quelques fausses informations, ils ont surtout réussi à mobiliser pas mal de monde pour collecter des données intéressantes.

Les résultats obtenus confirment que les niveaux mesurés restent bien en dessous des normes européennes concernant la sécurité alimentaire. Mylène Josset, du laboratoire ACRO, a affirmé : « Nous sommes sur des niveaux équivalents ». L’association ACRO a aussi rappelé que le césium-137 est un produit artificiel issu de la fission nucléaire.

L’influence du réchauffement climatique

Le réchauffement climatique semble jouer un rôle dans la fréquence et l’intensité de phénomènes comme le transport de poussières sahariennes jusqu’en Europe. Certes, ces épisodes, par leur aspect spectaculaire et les éventuels soucis de santé qu’ils pourraient entraîner, font le buzz, mais les données actuelles indiquent qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer sur le plan sanitaire. Selon le communiqué du LSCE : « Alors que la récurrence de ce type d’évènements atteignant l’Europe est affectée par le réchauffement climatique actuel, ces résultats sont rassurants d’un point de vue sanitaire ».

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