La gestion des déchets verts concerne beaucoup de foyers disposant d’un jardin, surtout depuis le changement de loi. À l’automne, les feuilles mortes et les tailles s’accumulent, et se pose la question de leur traitement sans polluer. Voici la législation, les risques liés au brûlage et les solutions concrètes pour s’en occuper correctement.
En février 2020, une loi a modifié le Code de l’environnement en France : le brûlage à l’air libre des biodéchets, y compris ceux des jardins, est interdit, rapporte Ouest France. La règle s’applique à toutes les personnes physiques ou morales. Seuls les exploitants agricoles et forestiers bénéficient d’exceptions, sous conditions. Matthieu, un habitant de Terranjou, se demande s’il peut brûler les branches de ses « rosiers fous » dans son jardin : « En attendant de retrouver ma carte de déchetterie, je les entrepose au fond de mon jardin. Mais ai-je le droit de les brûler en prenant mes précautions ? ».
Réglementation : ce qu’il faut savoir
La réglementation vise à réduire la pollution liée au brûlage. Brûler 50 kg de végétaux émet autant de particules fines PM2,5 que parcourir 34 000 à 37 000 km avec une voiture essence ou diesel récente. Cette pollution pèse sur l’environnement et sur la santé. Selon la Direction départementale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Maine-et-Loire, le brûlage libère des particules toxiques : PM2,5 (particules fines), oxydes d’azote, hydrocarbures aromatiques polycycliques et monoxyde de carbone. Le non-respect de l’interdiction peut entraîner une amende de 750 €, comme le prévoient les réglementations strictes.
Des alternatives pour valoriser vos déchets verts
L’interdiction du brûlage pousse à adopter des pratiques plus durables au jardin. Plusieurs options permettent de valoriser les déchets sur place :
- Choisir des espèces végétales à croissance lente pour limiter la production de taille.
- Pratiquer le mulching (laisser les résidus de tonte sur la pelouse) et la « taille haute » pour la pelouse afin de réduire la fréquence des tontes.
- Paillage et compostage pour transformer feuilles, tontes et tailles en ressources utiles au sol.
- Broyer branches, feuilles et plantes pour améliorer la structure du sol et favoriser la biodiversité.
De nombreuses collectivités proposent des aides pour louer des broyeurs de végétaux.

