Deux Français sur trois jugent que l’on ne parle pas assez du cholestérol et de ses risques. À l’approche de la Journée mondiale du Cœur du 29 septembre 2026, l’Alliance du Cœur et Danacol répondent à ce déficit d’information par une initiative très concrète : des dépistages organisés dans plusieurs territoires et un accompagnement diététique gratuit, confidentiel et personnalisé. Une opération qui, au-delà de la santé cardiovasculaire, illustre les enjeux de responsabilité sociétale liés à l’accès à la prévention.
Parmi les Français âgés de 35 à 65 ans, 1 sur 3 n’a encore jamais cherché à connaître son taux de cholestérol
Le 29 septembre 2026, la Journée mondiale du Cœur remettra la prévention cardiovasculaire au premier plan. En France, l’Alliance du Cœur (association soutenue par Abbott, Amgen, Boston Scientific, Bayer, AstraZeneca, Lilly, Pfizer, Viatris, Servier, Sanofi, Roche et Bristol Myers Squibb) et Danacol (la marque de Danone dédiée à la réduction du taux de cholestérol) ont choisi d’inscrire leur mobilisation dans une logique de proximité, avec l’ambition affichée de transformer l’information en passage à l’acte. Le dispositif repose sur deux leviers : faciliter l’accès au dépistage du cholestérol dans plusieurs départements et proposer gratuitement l’accompagnement individuel d’une diététicienne.
Cette démarche s’appuie sur un sondage OpinionWay pour Danacol réalisé en mai 2026 auprès de 1.050 Français âgés de 35 à 65 ans, représentatifs de cette population selon la méthode des quotas. L’enquête fait apparaître un décalage marqué entre la perception des risques et les comportements. Alors que 90% des personnes interrogées jugent l’excès de cholestérol dangereux pour la santé, 32% n’ont encore jamais cherché à connaître leur taux, et 36% déclarent ne pas savoir concrètement comment le réduire.
L’Alliance du Cœur transforme la prévention cardiovasculaire en action de terrain
La connaissance générale du danger semble pourtant largement installée. Selon le sondage OpinionWay pour Danacol, 95% des répondants pensent qu’un excès de cholestérol peut accroître le risque de crise cardiaque, 94% celui d’un accident vasculaire cérébral et 93% celui d’hypertension. Mais cette conscience du risque ne suffit manifestement pas à déclencher une démarche de prévention. Deux tiers des personnes interrogées, soit 66%, considèrent d’ailleurs que le cholestérol et ses conséquences ne font pas l’objet d’une communication suffisante en France.
C’est précisément sur cet écart entre connaissance et action que l’Alliance du Cœur entend intervenir. « Ces résultats confirment ce que nous constatons depuis plusieurs années : le véritable défi n’est plus seulement de sensibiliser, mais d’aider les Français à passer à l’action », déclare Philippe Thébault, président de l’Alliance du Cœur. La fédération, active depuis plus de trente ans auprès des patients souffrant de maladies cardiovasculaires et de leurs proches, inscrit son activité autour de la prévention, de l’information et de l’accompagnement.
Le diagnostic dressé par l’étude apporte des indications utiles sur les obstacles à lever. Parmi les répondants, 23% expliquent qu’ils pourraient être empêchés d’agir parce qu’ils ne savent pas exactement quoi faire. Pour 19%, l’absence de symptômes réduit le sentiment d’urgence. La contrainte quotidienne constitue un frein pour 16%, et 15% préfèrent ne pas penser au problème. À cela s’ajoutent les 29% qui déclarent ne pas se sentir concernés. Pour une démarche de prévention, l’enjeu n’est donc pas uniquement de transmettre une information médicale : il faut également la rendre compréhensible, accessible et immédiatement mobilisable.
Dépistage et santé : sept territoires pour réduire les freins au passage à l’acte
La première réponse apportée est territoriale. Le calendrier communiqué par Danacol et l’Alliance du Cœur s’étend de septembre à novembre 2026 et concerne sept départements. Une première journée a été organisée à L’Herbergement, en Vendée, le 12 septembre 2026. D’autres sont programmées à Aix-les-Bains, en Savoie, le 2 octobre, à Lanester, dans le Morbihan, le 3 octobre, à La Rochelle, en Charente-Maritime, le 9 octobre, puis à Colmar, dans le Haut-Rhin, le 16 octobre. Besançon, dans le Doubs, doit accueillir son opération en octobre et Vesoul, en Haute-Saône, en novembre, selon le communiqué de Danacol et de l’Alliance du Cœur.
La gratuité et l’ouverture au public constituent ici des éléments déterminants. Dans une lecture RSE, supprimer ou réduire les barrières financières, géographiques et informationnelles permet de donner une dimension sociale tangible à une campagne de prévention. Le dépistage n’est plus seulement présenté comme une recommandation abstraite : il devient une action disponible localement. Cette approche rejoint d’ailleurs d’autres mobilisations organisées autour du 29 septembre 2026. À Saint-Nazaire, le centre hospitalier prévoit par exemple une journée gratuite consacrée aux facteurs de risque, au cholestérol, à la tension et aux gestes d’urgence. À Metz, l’Hôpital-Clinique Claude Bernard organise de son côté trois journées de prévention, avec dépistages gratuits et conseils personnalisés.
Cette logique de proximité répond également aux résultats de l’enquête sur les solutions connues du public. Lorsqu’on demande aux Français comment réduire leur cholestérol, 86% citent le fait de mieux manger, 68% davantage d’activité physique, 48% un traitement médical et 32% des solutions alimentaires spécifiques. Les principes généraux sont donc relativement bien identifiés. En revanche, le passage de ces principes à des habitudes adaptées à une situation individuelle reste plus difficile, ce qui explique le second volet de l’opération : l’accès gratuit, confidentiel et personnalisé à une diététicienne.
L’Alliance du Cœur et Danacol : un partenariat au prisme de la RSE et de la santé
Pour une entreprise, soutenir des actions de prévention en santé peut relever d’une politique d’engagement sociétal lorsque l’opération dépasse la seule communication commerciale et cherche à produire une utilité accessible au public. Dans le cas de Danacol, l’initiative associe une marque directement positionnée sur la problématique du cholestérol à une fédération d’associations de patients. Le dispositif met ainsi en relation ressources privées, expertise associative, accompagnement et présence locale.
La dimension RSE tient notamment aux modalités retenues. Le soutien diététique est annoncé comme gratuit et confidentiel. Les dépistages sont ouverts au public. L’action se déploie dans plusieurs régions plutôt que dans un lieu unique. Enfin, l’initiative cible un frein documenté par l’étude elle-même : 36% des personnes interrogées ne savent pas concrètement comment réduire leur cholestérol. Autrement dit, la campagne cherche moins à ajouter un message supplémentaire qu’à créer des occasions d’agir. C’est aussi ce que montrent les opérations organisées au même moment dans d’autres établissements de santé : aux Hôpitaux universitaires de Genève, la mobilisation du 29 septembre 2026 associe par exemple dépistage, hypertension, tests d’effort et conseils sur l’alimentation et l’activité physique.
Une mobilisation cardiovasculaire qui dépasse l’opération du 29 septembre 2026
La Journée mondiale du Cœur agit ici comme un accélérateur, mais le calendrier montre que la campagne ne s’arrête pas au 29 septembre 2026. Les dépistages se prolongent jusqu’en novembre. Cette temporalité élargie peut renforcer l’impact d’une opération de sensibilisation : plutôt que de concentrer l’ensemble des messages sur une seule date symbolique, elle multiplie les occasions de rencontre avec le public.
Les données OpinionWay montrent d’ailleurs combien la répétition des messages peut rester nécessaire. Seuls 59% des répondants associent spontanément le cholestérol à « quelque chose de sérieux pour la santé ». Pour 21%, il s’agit d’un problème courant mais pas très grave ; 7% pensent d’abord à quelque chose lié à l’alimentation et 4% y voient un sujet concernant surtout les personnes âgées. Par ailleurs, lorsqu’on demande aux sondés si les personnes ayant trop de cholestérol prennent généralement la question suffisamment au sérieux, 43% répondent négativement, contre 37% positivement et 20% qui ne se prononcent pas.
Pour un acteur engagé dans une démarche de responsabilité sociétale, ces résultats rappellent également une règle de méthode : une campagne d’information ne peut être évaluée seulement à son audience. Les critères les plus significatifs sont aussi l’accessibilité des dispositifs, leur appropriation par le public, le nombre de personnes effectivement dépistées ou accompagnées et leur capacité à orienter, lorsque cela est nécessaire, vers les professionnels de santé. Le partenariat entre Danacol et l’Alliance du Cœur place précisément cette notion de passage à l’acte au centre du dispositif, en faisant de la prévention non plus seulement un message, mais un service proposé sur le terrain.

