Le 6 octobre 2025, le monde entier a braqué ses regards sur un phénomène insolite : des chiens errants, au pelage d’un bleu surprenant, ont été repérés aux abords de l’ancienne centrale nucléaire de Tchernobyl. Ce spectacle pour le moins inhabituel a immédiatement fait le tour des réseaux sociaux et des médias, entre interrogations et inquiétudes. Certains s’inquiétaient d’une mutation génétique due aux radiations, mais il s’est avéré que ce bleu était simplement dû à une contamination extérieure.
Retour sur l’histoire et la situation géographique
La zone d’exclusion de Tchernobyl, en Ukraine, est tristement connue depuis l’explosion d’un réacteur nucléaire le 26 avril 1986. Cet accident a entraîné l’évacuation d’environ 120 000 habitants de Pripyat et des villages alentour. Pour limiter l’exposition aux radiations, une zone de 30 km autour de la centrale a été mise en place. Selon l’OMS, les radiations ont causé près de 20 000 cas de cancer de la thyroïde entre 1986 et 2016, touchant notamment des régions en Ukraine, en Biélorussie et en Russie.
La découverte des chiens bleus
Quand les chiens tout bleu ont fait leur apparition près de Tchernobyl, ça a vite fait jaser. Certains ont évoqué une mutation génétique provoquée par les radiations. Pourtant, Jennifer Betz, vétérinaire et directrice médicale du programme Dogs of Tchernobyl, n’a pas tardé à clarifier les choses en expliquant que les rayonnements ionisants ne sauraient colorer un pelage en bleu, rapporte le média IFLScience. En réalité, ces chiens se seraient frottés dans une substance bleue provenant d’un vieux toilette portable renfermant un liquide désinfectant à base de cuivre et de méthylène.
Le programme Dogs of Tchernobyl
Depuis 2017, le programme Dogs of Tchernobyl se mobilise pour surveiller et stériliser les descendants des animaux de compagnie abandonnés après la catastrophe nucléaire. Grâce à cette initiative, pilotée par le Clean Futures Fund, plus de 1 000 chiens et chats ont déjà été pris en charge. L’idée, c’est de veiller sur ces animaux tout en observant comment ils s’adaptent à vivre dans ce milieu pas commode.
La vie sauvage qui persévère
Aujourd’hui, la zone d’exclusion regorge d’animaux qui ont su trouver leur place malgré les difficultés. On y croise par exemple des sangliers, des renards roux, des oiseaux chanteurs et même des chiens viverrins. Ces espèces, qui se débrouillent dans un environnement aussi rude, montrent bien qu’elles savent tirer leur épingle du jeu – certains loups présenteraient même des mutations leur offrant une certaine protection contre le cancer.
L’état de santé des chiens bleus
Même avec leur look atypique, les chiens bleus semblent se porter à merveille. La substance qui leur donne cette teinte n’est pas jugée dangereuse, tant qu’ils n’ingèrent pas le produit en se léchant. Un membre anonyme de l’équipe de recherche a justement commenté que ces chiens semblaient en pleine forme, tout comme les autres canidés rencontrés lors de leur séjour à Tchernobyl.








