2016 s’annonce comme une année funeste pour l’agriculture

Météo, chute des marchés mondiaux et rapport de force avec la grande distribution, la situation de l’agriculture française « n’a jamais été aussi grave » estime la FNSEA. Pour l’année 2016, les pertes pourraient s’élever à 4 ou 5 milliards d’euros.

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2016 s’annonce comme une année funeste pour l’agriculture
2016 s’annonce comme une année funeste pour l’agriculture © RSE Magazine

La FNSEA, le syndicat représentatif des agriculteurs tire la sonnette d’alarme sur la situation du secteur primaire pour l’année 2016. « La mauvaise météo, entraînant de mauvaise récoltes, conjugée à la crise des marchés impacte non seulement le portefeuille des agriculteurs français mais également leur moral. La FNSEA réalise un tour de France des régions agricoles « où l’on sent de la désespérance », selon le secrétaire général adjoint du syndicat, Daniel Prieur » rapporte Boursorama.

Le président du syndicat et industriel Xavier Beulin a de son côté affirmé que la situation « n’a jamais été aussi grave. » Selon lui, pour l’année 2016, il faut s’attendre à des pertes de l’ordre de 4 à 5 milliards d’euros.
 

Les céréales largement responsables

Xavier Beulin a ajouté que les céréales représenteraient trois milliards des pertes prévues pour l’année. La crise sur les marchés mondiaux vient ajouter à une situation compliquée due à la météo. « Le rendement des champs de blé français est attendu en baisse de 30% pour la récolte 2016, au plus bas depuis 1986. À cause de cette forte baisse, (-26% par rapport à la moyenne quinquennale) la France va perdre en 2016 sa place de leader européen des exportations en blé tendre au profit de l’Allemagne affirmait en début de semaine le cabinet Agritel » explique Boursorama.

La situation de plus en plus tendue accentue certains problèmes clés notamment sur les rapports avec la grande distribution et la difficulté pour les producteurs à négocier un juste prix. « M. Beulin a en outre réclamé que tous les industriels leaders dans leur secteur, Lactalis, Bigard (premier groupe de transformation de viande français) ou Cooperl (numéro un du porc), fassent en sorte de « rémunérer leurs producteurs convenablement » et de négocier « avec la grande distribution pour valoriser nos propres produits » » rapporte le site spécialisé.
 

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