La mission Nodssum mène actuellement sa seconde campagne en mer pour repérer des fûts de déchets radioactifs immergés depuis des décennies dans l’Atlantique Nord-Est, à distance des côtes de la Nouvelle-Aquitaine.
Une deuxième campagne scientifique ambitieuse
Après la première expédition NODSSUM, qui a cartographié la zone de largage des fûts, la mission Nodssum vise maintenant à localiser précisément ces déchets. Les scientifiques de la mission mènent des recherches poussées dans l’Atlantique Nord-Est.
Le sous-marin habité Nautile a été engagé pour cette mission. Il permet aux chercheurs d’effectuer 20 plongées à plus de 4 700 mètres de profondeur, une profondeur nécessaire pour mener ces investigations.
Un passé chargé et des objectifs précis
Les fûts, immergés il y a plus de 50 ans, restent une menace pour l’environnement marin. La campagne de cartographie de juin et juillet 2025 a permis d’identifier des points critiques situés à 1 200 kilomètres des côtes. L’enquête sous-marine vise à déterminer l’emplacement exact de ces déchets, un enjeu lié aux répercussions possibles sur la contamination des mollusques.
La situation a aussi suscité des manifestations locales. Quelques dizaines de jeunes gens ont exprimé leur opposition au rejet des déchets radioactifs en mer. Ils demandent à rencontrer le maire de La Rochelle pour en discuter, alors que celui-ci se trouve actuellement à Lorient.
Sécurité en mer et tensions sur terre
Les plongées en haute mer demandent des équipements techniques sophistiqués et une surveillance environnementale rigoureuse pour assurer la sécurité des équipes. L’utilisation du Nautile permet aux scientifiques de conduire ces recherches dans des conditions extrêmes.
Sur la terre ferme, l’opposition au largage de déchets radioactifs reste vive. Depuis plus d’une décennie, des pêcheurs, des scientifiques et des responsables politiques dénoncent ces pratiques, portés par des inquiétudes de longue date sur l’environnement et la santé publique.




