On est de plus en plus connectés, et la sécurité, ce n’est plus qu’une affaire de logiciels. Même le matos – comme les câbles USB-C qu’on branche tous les jours pour charger un appareil, transférer des données ou connecter des périphériques – se retrouve sous le feu des hackers. En effet, certains câbles peuvent être trafiqués pour piquer des informations sensibles ou même exécuter des commandes à distance.
L’adoption massive et la diversité des câbles USB-C
Le câble USB-C s’est répandu partout, surtout après que l’Union européenne l’ait poussé comme standard de recharge. Du coup, on trouve une sacrée variété de modèles sur le marché, avec des prix allant de quelques euros à plus de cent dollars. D’après une analyse menée par Lumafield, la complexité interne de ces câbles peut énormément varier. Certains incluent même des circuits électroniques supplémentaires destinés à des usages mal intentionnés.
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Le cas du O.MG Cable
Prenez l’exemple du O.MG Cable, imaginé par l’expert en cybersécurité Mike Grover. Ce câble embarque un microcontrôleur et une connexion sans fil, ce qui lui permet d’exécuter des commandes à distance et d’enregistrer ce que vous tapez. Il ressemble parfaitement à un câble USB-C classique, capable de charger et transférer des données rapidement, mais il cache en fait une antenne Wi-Fi et plusieurs puces en série capables de lancer des logiciels espions ou de capter vos frappes grâce à un keylogger.
Risques liés aux ports USB-C publics
Faites gaffe aux ports USB dans les lieux publics, comme les aéroports ou les cafés, car ils peuvent devenir des terrains de jeu pour les hackers. Forbes a par exemple révélé que certaines attaques visaient directement les contrôleurs USB des appareils Apple. En gros, un câble récupéré sur une borne publique pourrait compromettre plusieurs appareils en y injectant des logiciels malveillants. Il vaut donc mieux éviter d’utiliser ces câbles et se rabattre sur ses propres équipements.
Perspectives d’évolution et précautions à prendre
Même si fabriquer des câbles USB-C trafiqués coûte encore cher et demande un savoir-faire poussée, la miniaturisation des composants électroniques pourrait bien rendre la technique plus accessible. Si la production devient moins onéreuse, on risque de voir se multiplier ce type d’attaques.
Pour vous protéger, il est conseillé de ne jamais utiliser un câble trouvé ou emprunté. Misez sur ceux certifiés par des organismes reconnus comme USB-IF. De plus, il vaut mieux éviter les bornes publiques et préférer un chargeur secteur personnel. N’hésitez pas à acheter vos câbles directement auprès du fabricant officiel ou à utiliser ceux fournis avec vos appareils.








