Trafic SNCF perturbé : une grève se précise pour le pont du 8 mai

Les tensions à la SNCF montent alors qu’une grève se profile autour du 8 mai.

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Trafic SNCF perturbé : une grève se précise pour le pont du 8 mai
Trafic SNCF perturbé : une grève se précise pour le pont du 8 mai © RSE Magazine

Les pourparlers entre la SNCF et le syndicat SUD Rail sont tombés à l’eau, annonçant de gros chamboulements sur le réseau ferroviaire français. Tout a commencé le 23 avril 2025, lorsque Fabien Villedieu, secrétaire fédéral de SUD Rail, en a parlé sur franceinfo. Impossible de trouver un compromis, ce qui a poussé les syndicats à déposer un préavis de grève pour la semaine du 5 mai.

Le dialogue qui n’avance pas

Lors d’une réunion le jour même de l’annonce, la direction de la SNCF s’est clairement repliée sur elle-même en refusant d’accéder à la demande phare du syndicat : une augmentation de 100 € de la prime de travail. La séance, qui n’a duré que deux heures, a laissé les représentants syndicaux sur leur faim. Fabien Villedieu n’a pas mâché ses mots en disant : « Assez rapidement, l’entreprise nous a expliqué que la majoration de la prime de travail, les 100 €, il n’en était pas question ».

En plus de cette demande salariale, SUD Rail demande aussi une révision des rythmes de travail. Mais la direction a rejeté toutes ces propositions, poussant Fabien Villedieu à critiquer l’entreprise pour avoir fermé « toutes les portes » sauf celles des réunions.

L’avis de grève et la mobilisation

Un préavis de grève a été déposé pour plusieurs jours stratégiques autour du pont du 8 mai. Le plan prévoit une mobilisation par étapes :

  • les commerciaux entreront en grève dès le lundi 5 mai,
  • suivis par les conducteurs le mercredi 7 mai,
  • puis les contrôleurs du vendredi 9 mai au dimanche 11 mai.

Ces actions sont soutenues non seulement par SUD Rail, mais aussi par le Collectif national ASCT (CNA) et la CGT.

Même si la tension monte, il faut savoir que le ministre des Transports reste fermement derrière la position actuelle de la direction, qui ne veut pas céder aux revendications syndicales.

La situation économique et les finances

Dans une situation où la SNCF a dégagé un bénéfice impressionnant de 5,3 milliards d’euros sur trois ans, les demandes salariales prennent une tournure particulière, soulignant l’importance d’un équilibre économique. D’un côté, l’inflation était à 1,3 % l’année précédente, et de l’autre, la hausse moyenne des salaires prévue pour 2025 est de seulement 2,2 %, avec une prime d’intéressement fixée à 1 300 €.

Fabien Villedieu n’a pas hésité à dire : « Là où tout le monde perd de l’argent, nous on gagne un pognon de dingue et les cheminots n’en voient jamais le début de la couleur », soulignant ainsi le ressentiment qui gagne le personnel.

Solution ou tension, on verra bien

Un audit est prévu en juin, avec des résultats annoncés pour septembre. On ne sait pas encore si ces examens vont débloquer la situation ou s’ils risquent d’envenimer encore les choses. Bien que quelques réunions aient déjà été proposées pour le lundi et le mardi suivants, rien de vraiment concluant n’a encore émergé, soulignant la nécessité de transformations structurelles dans le secteur ferroviaire.

La période qui s’annonce risque d’être compliquée pour les voyageurs en France. Le 7 mai, date essentielle selon Fabien Villedieu – où « on sera ensemble » avec la CGT pour exprimer leur ras-le-bol envers la direction – se rapproche à grands pas. Les usagers doivent se préparer à ce qui pourrait bien tourner à perturbations potentielles sur le pont du 8 mai.

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