Requins : la carte officielle que les offices de tourisme préfèrent ne pas afficher, votre plage préférée y figure peut-être

Saviez-vous que malgré la peur ambiante, les attaques de requins ont chuté à 54 en 2025 ?

Publié le
Lecture : 2 min
Requins : la carte officielle que les offices de tourisme préfèrent ne pas afficher, votre plage préférée y figure peut-être
Requins : la carte officielle que les offices de tourisme préfèrent ne pas afficher, votre plage préférée y figure peut-être © RSE Magazine

La fascination et la peur autour des requins viennent autant de l’histoire que des représentations actuelles. Du film mythique Les Dents de la mer aux comptes rendus réalistes de morsures, l’image du requin oscille entre mythe et vérité scientifique. Pour mieux saisir cette complexité, le Fichier international des attaques de requins (ISAF) a rassemblé des données sur plus de 400 ans, offrant un tableau à la fois alarmant et surprenant des interactions entre ces prédateurs marins et l’homme.

Où en sont les interactions entre requins et humains ?

En 2025, les requins ont été responsables de 54 attaques « non provoquées » recensées dans le monde, soit une baisse nette par rapport à la moyenne historique de 72 morsures par an, rapporte L’Internaute. Dans ces 54 cas, seulement 9 morsures ont été mortelles, un chiffre un peu au‑dessus de la moyenne récente de 6 décès par an sur les dix dernières années. Même si chaque drame est lourd, il faut garder en tête que les noyades annuelles aux États‑Unis atteignent 4 000, ce qui relativise le risque d’attaque de requin qui reste globalement faible.

Les États‑Unis arrivent en tête du classement mondial des attaques en 2025, avec 25 incidents (soit 38 % des attaques mondiales). La Floride concentre 44 % des attaques américaines, et le comté de Volusia, surnommé la « capitale mondiale des morsures de requins », enregistre 54 % des incidents de l’État. La Californie et Hawaï représentent respectivement 20 % et 16 % des attaques américaines.

Source : International Shark Attack File (ISAF) / Florida Museum of Natural History

Panorama international et zoom sur quelques régions

Au niveau mondial, l’Australie occupe la deuxième place avec 21 attaques, dont 5 ont été mortelles. Les surfeurs de l’Australie‑Occidentale et de l’Australie‑Méridionale sont les plus exposés, souvent en raison de la présence de grands requins blancs près des côtes fréquentées. Les scientifiques pointent le Requin blanc, le Requin tigre et le Requin bouledogue, surnommés le « Trois Grands », comme les espèces les plus impliquées dans ces incidents.

La France, en tenant compte de ses territoires d’outre‑mer, présente un tableau contrasté. La métropole n’a enregistré que 5 cas depuis 1580, tandis que l’Île de La Réunion totalise 46 attaques historiques, ce qui la place au 6e rang mondial. La Nouvelle‑Calédonie recense 15 attaques, témoignant d’une réalité locale marquée par ces interactions.

Les requins, vieux de millions d’années mais sous pression

Les fossiles montrent que les requins existent depuis plus de 400 millions d’années, bien avant les dinosaures. Ce groupe compte environ 500 espèces, très différentes par la taille, le comportement et le régime alimentaire. On trouve ainsi le gigantesque Requin‑baleine qui dépasse les 16,8 mètres, et le minuscule Requin‑lanterne nain de 20,3 cm.

Pourtant, malgré leur diversité et leur longévité, les requins subissent une pression humaine énorme. Chaque année, 100 millions de requins sont tués, principalement pour la soupe d’ailerons très prisée sur certains marchés asiatiques. D’autres menaces sont la surpêche, la destruction des habitats liée au changement climatique, et des pratiques de pêche brutales comme le découpage d’ailerons sur des animaux vivants, ainsi que l’acidification des océans.

Laisser un commentaire