La station italienne Madonna di Campiglio, nichée dans le Trentin-Haut-Adige, s’apprête à marquer l’histoire des sports d’hiver en devenant la première en Europe à restreindre le nombre de skieurs sur ses pistes. L’idée est d’offrir aux amateurs de glisse une expérience plus sûre et plaisante tout en luttant contre le surtourisme. Le seuil est fixé à 14 000 skieurs par jour, et cette mesure pourrait bien servir de modèle pour d’autres stations alpines.
Les détails et les raisons de la mesure
Dès la prochaine saison, Madonna di Campiglio appliquera une limitation stricte en plafonnant les ventes de forfaits journaliers à 15 000 billets via l’achat en ligne. Une fois ce nombre atteint, les caisses se fermeront pour la journée – à l’exception des détenteurs de forfaits saisonniers, de cartes prépayées, de forfaits pluri-journaliers et de ceux valables à Pinzolo ainsi qu’à Folgarida Marilleva. Les personnes qui ne skient pas pourront toujours utiliser les remontées mécaniques réservées aux piétons.
Cette décision intervient après que la station ait constaté des pics de fréquentation pouvant atteindre jusqu’à 20 000 skieurs, engendrant des conditions parfois dangereuses et une satisfaction client en baisse. Bruno Felicetti, le directeur général des remontées mécaniques de Madonna di Campiglio, explique à la chaîne italienne Rete 4 et relayé par France 3 : « Nous avons vu qu’en matière d’accueil, notre seuil critique se situe autour de 14 000 ou 15 000 skieurs. »
Quand et comment ça s’applique
La limitation sera surtout en vigueur pendant les périodes de forte affluence, comme les vacances de Noël du 28 décembre 2025 au 5 janvier 2026, ainsi que durant les vacances de février, du 15 au 22 février 2026. Les heures où ça coince le plus se situent entre 11 h et 14 h. La mesure sera appliquée sur environ 10 à 15 jours pendant la saison.
Ces restrictions ont été pensées pour améliorer la sécurité sur les pistes et offrir une meilleure expérience aux skieurs, tout en répondant aux inquiétudes liées au surtourisme en montagne.
Réactions et regards sur l’économie locale
Même si certains critiquent cette initiative en la qualifiant de coup marketing, elle pousse quand même les visiteurs à acheter leur forfait à l’avance pour éviter de se faire avoir. Danilo Chatrian, directeur général des remontées mécaniques de Courmayeur, reste sceptique quant à l’efficacité de cette mesure, ajoutant que « le seuil de 14 000 skieurs n’est dépassé que très rarement dans une saison. »
Du côté économique, on garde un œil attentif sur la situation. En effet, les remontées mécaniques génèrent environ 80 millions d’euros, soit 20 % des recettes du tourisme d’hiver, et les répercussions sur ces chiffres restent à confirmer.









Comme une place de concert. Prospective sur le manque de neige ( ou. Des activités sans largement vu la communication) mais cela peut se retourner contre, contrairement à ce que pense certains de la neige il y en aura en 2030 … 2034… Le reste est débat tant est fait que des canons à neige il ye ne a depuis 1988…