Il n’existerait que deux lieux sur Terre où l’on marche sur le manteau… mythe ou réalité ?

Saviez-vous qu’il existe des lieux sur Terre où vous pourriez littéralement marcher sur le manteau terrestre ?

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Il n’existerait que deux lieux sur Terre où l’on marche sur le manteau… mythe ou réalité ?
Il n’existerait que deux lieux sur Terre où l’on marche sur le manteau… mythe ou réalité ? © RSE Magazine

Depuis des décennies, la structure de la Terre attire autant les scientifiques que les curieux. Entre la croûte, le manteau invisible et les couches profondes du noyau externe et du noyau interne, il y a encore beaucoup de mystères. Une question revient souvent : existe-t-il vraiment des endroits où l’on peut marcher directement sur le manteau terrestre ?

Le manteau, c’est quoi ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est important de connaître la découpe de la planète. La Terre est classiquement divisée en plusieurs couches : la croûte, le manteau, le noyau externe et le noyau interne. Pour atteindre le manteau, il faudrait théoriquement forer au moins un kilomètre sous la surface, ce qui rend cette couche difficile d’accès.

Des phénomènes comme le volcanisme et les déplacements de structures mystérieuses nous aident à mieux comprendre ce qui se passe en profondeur. Ces panaches traversent la croûte et libèrent de la lave en surface. Mais marcher sur des roches volcaniques refroidies ne veut pas dire marcher sur le manteau, précise le magazine IFL Science. Par ailleurs, certains processus géologiques, comme la subduction et la formation d’ophiolites, peuvent amener des morceaux du manteau à proximité de la surface.

Île Macquarie, petit laboratoire tectonique

Perdue dans l’océan subantarctique, l’île Macquarie est un site vraiment particulier. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1997, elle est décrite comme « le seul endroit sur Terre où des forces tectoniques ont amené des roches dérivées du manteau océanique à la surface dans le cadre d’une frontière de plaque actuellement active. » Sa position sur une dorsale océanique de 1 600 kilomètres explique en partie son émergence récente, datée de 300 000 à 600 000 ans, liée à des variations de direction des plaques tectoniques. L’accès y reste limité (seuls 2 000 touristes autorisés par an), mais l’île abrite tout de même des colonies de manchots et d’albatros.

Le parc national de Gros Morne : un témoignage ancien

À Terre-Neuve, le parc national de Gros Morne est réputé pour ses curiosités géologiques. On y trouve les Tablelands, un massif d’ophiolite vieux d’environ 500 millions d’années. On parle souvent de ce site comme d’un endroit où l’on pourrait « marcher sur le manteau », mais cette affirmation fait l’objet de discussions entre spécialistes. Le contraste visuel est frappant : des surfaces altérées rouges qui cachent des intérieurs verts foncés riches en olivine, ce qui intrigue autant les scientifiques que les visiteurs.

L’archipel de Saint Pierre et Saint Paul

Perdu au milieu de l’Atlantique Sud, l’archipel de Saint Pierre et Saint Paul illustre des soulèvements géologiques non volcaniques. Observé à l’époque par Charles Darwin, ce petit groupe d’îles (mesurant seulement 1,50 hectare) est vulnérable aux montées des eaux marines et ne compte que quelques occupants temporaires.

Débats et enjeux

La question de savoir si ces lieux permettent réellement de « marcher sur le manteau » divise. Les mécanismes de formation diffèrent d’un site à l’autre, les périodes d’émergence ne sont pas les mêmes, et l’accessibilité varie beaucoup, autant d’éléments qui rendent la comparaison délicate. Il est aussi possible qu’il existe d’autres endroits similaires encore inconnus.

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