FairScore événementiel : le nouvel indicateur RSE du secteur

Dans un secteur de l’événementiel de plus en plus sommé de prouver ses engagements climatiques, un nouvel indicateur entend clarifier le jeu. Inspiré du Nutri-Score, le FairScore événementiel ambitionne de rendre la RSE enfin lisible, comparable et opérationnelle pour les entreprises organisatrices.

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FairScore événementiel : le nouvel indicateur RSE du secteur © RSE Magazine

Annoncé le 27 janvier 2026, le FairScore événementiel marque une nouvelle étape dans la structuration de la RSE appliquée à l’événementiel. Porté par Kactus et FairMoove Solutions, cet outil entend répondre à une attente devenue centrale dans le secteur événementiel : disposer d’un repère simple pour évaluer l’engagement environnemental et social des lieux et prestataires, au même titre que le prix ou la capacité.

Le FairScore événementiel, un repère RSE inspiré du Nutri-Score

Dans le secteur événementiel, la montée en puissance des exigences RSE a longtemps buté sur un obstacle récurrent : l’absence d’un référentiel commun. Or, le FairScore événementiel entend précisément combler ce vide. Pensé comme un indicateur synthétique, il vise à traduire des démarches souvent complexes en une note immédiatement compréhensible par les entreprises.

Selon les données issues du baromètre 2025 Meetings & Events Kactus x IFTM, 66 % des entreprises intègrent désormais des critères RSE dès la phase de recherche d’un lieu événementiel, selon Tendance Hôtellerie. Pourtant, seuls 32 % des événements se concrétisent dans un site labellisé, toujours selon la même source. Ce décalage illustre les limites actuelles du secteur événementiel, confronté à une offre foisonnante mais difficilement comparable.

Le FairScore événementiel s’inscrit donc dans une logique de simplification assumée. À l’image du Nutri-Score dans l’alimentation, il propose une lecture rapide du niveau d’engagement d’un lieu ou d’un prestataire. L’objectif n’est pas de remplacer les labels existants, mais de les rendre lisibles pour les décideurs de l’événementiel, souvent pressés par des contraintes opérationnelles.

Cette volonté de clarification est explicitement revendiquée par les porteurs du projet. « Pour que la responsabilité devienne un vrai critère de décision, il faut un langage commun, fondé sur des données vérifiées et comparables », explique Jean-Pierre Nadir dans L’Écho Touristique.

Une méthodologie structurée pour le secteur événementiel

Derrière son apparente simplicité, le FairScore événementiel repose sur une méthodologie détaillée. L’évaluation s’articule autour de trois piliers, présentés comme indissociables dans une approche RSE globale. Le premier concerne l’environnement, avec des critères liés à l’énergie, à l’eau, aux déchets, à la restauration ou encore à la mobilité, selon TOM.trave.

Le deuxième pilier porte sur l’ancrage territorial. Il analyse notamment l’emploi local, les partenariats avec les acteurs du territoire et la contribution économique du lieu ou du prestataire. Enfin, le troisième pilier se concentre sur le volet social, incluant les conditions de travail et les pratiques de ressources humaines. Cette approche vise à couvrir l’ensemble des impacts générés par un événement, au-delà de sa seule empreinte carbone.

L’ensemble des données utilisées pour établir le FairScore événementiel repose sur des informations déclaratives vérifiées. Les promoteurs du dispositif insistent sur une logique de communication responsable, afin d’éviter les écueils du greenwashing dans le secteur événementiel.

Un déploiement progressif dans l’écosystème événementiel

Le lancement du FairScore événementiel s’appuie sur la puissance de diffusion de Kactus, acteur central du secteur événementiel d’entreprise. La plateforme revendique un réseau de 40 000 lieux partenaires en Europe, selon TourMaG. Ce maillage constitue un levier décisif pour installer rapidement le FairScore comme un standard de fait.

Le déploiement est annoncé comme progressif, avec une intégration sur la plateforme Kactus à partir du printemps 2026. L’objectif affiché est d’évaluer 1 000 lieux dès la phase de lancement. Une montée en charge qui doit permettre d’affiner la méthodologie tout en testant l’appropriation de l’outil par les entreprises.

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