Eau en bouteille : ce que vous avalez vraiment sans le savoir pourrait vous choquer

Saviez-vous que vous pourriez ingérer jusqu’à 90 000 particules de microplastique par an simplement en buvant de l’eau en bouteille ?

Publié le
Lecture : 2 min
Eau en bouteille : ce que vous avalez vraiment sans le savoir pourrait vous choquer
Eau en bouteille : ce que vous avalez vraiment sans le savoir pourrait vous choquer © RSE Magazine

Lutter contre la pollution plastique reste un défi majeur. Une étude récente publiée dans le Journal of Hazardous Materials par une équipe de l’Université Concordia (Canada), dirigée par la chercheuse Sara Sajeedi, montre l’ampleur de l’ingestion de microplastiques. Les auteurs indiquent que les personnes qui boivent de l’eau en bouteille sont exposées à des doses particulièrement élevées de particules de microplastique, ce qui soulève de nombreuses questions sur les conséquences sanitaires d’une ingestion chronique et involontaire.

Les microplastiques dans nos habitudes de consommation

Les microplastiques, petits fragments de plastique mesurant entre 0,001 mm et 5 mm, ne sont pas aussi inoffensifs qu’ils en ont l’air. D’après l’étude relayée par le média National Geographic, boire de l’eau en bouteille peut entraîner l’ingestion de plus de 90 000 particules de microplastique par an. Pour ceux qui évitent l’eau embouteillée, l’estimation tombe entre 32 000 et 50 000 particules de microplastique par an. Choisir l’eau du robinet plutôt que la bouteille pourrait limiter ces chiffres à seulement quelques milliers de particules par an.

L’eau en bouteille est le vecteur principal par lequel ces microparticules dans l’eau en bouteille pénètrent directement dans l’organisme. Les microplastiques peuvent aussi arriver par la chaîne alimentaire, par l’inhalation de nanoplastiques dispersés dans l’air, ou même via un contact cutané. Les microplastiques issus des bouteilles en plastique offrent un raccourci efficace, contournant certaines barrières biologiques et pouvant perturber le fonctionnement des organes.

Ce qu’on sait (ou pas) sur les effets pour la santé

La prudence est de mise : plusieurs effets potentiellement inquiétants ont été identifiés, mais tout n’est pas encore confirmé. Les chercheurs parlent notamment de troubles respiratoires, d’un état inflammatoire chronique, d’exposition au stress oxydatif, et même d’une possible contribution à certains cancers. Les microplastiques dans les boissons posent des risques pour la santé, notamment des effets inflammatoires et des risques potentiels de cancérogénicité. Cependant, les effets à long terme restent mal établis, et aucun effet immédiat n’a pour l’heure été observé.

L’étude insiste sur la nécessité d’une recherche à grande échelle pour clarifier ces pistes sanitaires et recommande d’améliorer les infrastructures pour faciliter l’accès à l’eau potable, afin de limiter l’usage des bouteilles en plastique.

D’où viennent ces microplastiques et comment ils se propagent

Ces particules proviennent principalement des plastiques à usage unique, mais aussi du plastique de moindre qualité, surtout quand il est exposé au soleil, soumis à des variations de température ou manipulé souvent. Les étapes de production, de transport et de stockage des bouteilles d’eau contribuent toutes à la contamination des bouteilles en verre. Les nanoplastiques, en particulier, posent un vrai problème car ils échappent encore aux outils de mesure actuels et se diffusent presque en permanence dans l’air ambiant.

Laisser un commentaire