Combattre le crime environnemental

De plus en plus de groupuscules mafieux spécialisés dans le crime environnemental émergent, avec de fortes sommes d’argent à la clé.

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Combattre le crime environnemental
Combattre le crime environnemental © RSE Magazine

Un grand nombre de structures mafieuses spécialisées dans le crime environnemental pullulent, en parallèle d’un important business : trafic d’espèces protégées et autres actions illégales.

Un article en ligne du journal Ouest France.ouest-france.fr/environnement-le-crime-ecolo-activite-rentable-pour-les-mafias-3829374 souligne l’urgence avec laquelle ces crimes doivent être éradiqués et punis.
 

Le crime environnemental : 4ème source de revenu du crime organisé

L’article d’Ouest France énumère la longue liste que constitue le crime environnemental dans sa généralité : « trafic d’espèces protégées et de déchets, pêche et déforestation illégales. Â»â€¦Car « les crimes contre l’environnement rapportent beaucoup pour des risques limités, au point de devenir la quatrième source de revenu du crime organisé. Â»

Ainsi, avec le crime environnemental, on peut atteindre « de 70 à 213 milliards de dollars par an selon Cees Van Duijn, responsable de la sous-direction criminalité environnementale d’Interpol à l’origine d’une Conférence internationale intitulée « Sécurité et crimes contre l’environnement Â» organisée lundi et mardi à Nîmes. Â»

Par conséquent, Cees Van Duijn précise : « la sécurité environnementale fait partie intégrante de la sécurité nationale. Nous avons besoin d’attirer l’attention des policiers à travers le monde sur cette question et de les forme Â», insistant sur les « convergences entre la criminalité environnementale et d’autres délits – meurtres, évasion fiscale, blanchiment d’argent Â».

 A la tête de ces crimes environnementaux, on trouve « des groupes mafieux mais aussi à des gouvernements corrompus et à des entreprises. Â»  Pour la sénatrice écologiste (EELV) Leïla Aichi, vice-présidente de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, « le trafic lié à la biodiversité alimente aussi les caisses de groupes terroristes Â» à travers le globe. Elle ajoute le rôle du « système de la finance internationale qui englobe aussi tout l’argent qui provient des délits qui sont commis contre l’environnement Â».

Corine Lepage, ancienne ministre de l’Environnement,  ajoute quant à elle la différence qu’il existe entre « exécutants, pour qui c’est un problème de développement Â», entre « mafias, qui sont des intermédiaires que nous avons laissés venir Â» et les « clients, qui sont souvent des entreprises. Â» 
 

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