Cette méthode sans additifs chimiques transforme l’eau de mer en eau potable : les ingénieurs confirment qu’elle surpasse le dessalement classique

D’ici 2026, 2 milliards de personnes risquent de manquer d’eau.

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Cette méthode sans additifs chimiques transforme l'eau de mer en eau potable : les ingénieurs confirment qu'elle surpasse le dessalement classique
Cette méthode sans additifs chimiques transforme l’eau de mer en eau potable : les ingénieurs confirment qu’elle surpasse le dessalement classique © RSE Magazine

Alors que la planète se dirige vers une « faillite hydrique » annoncée par l’Université des Nations Unies (UNU-INWEH) pour 2026, une équipe de chercheurs propose une alternative : le dessalement de l’eau de mer grâce à l’énergie solaire. Sans rejets chimiques ni production de saumures, cette méthode constitue une piste contre la crise mondiale de l’eau, qui touche déjà plus de 2 milliards de personnes, soit 25 % de la population mondiale.

Le défi de l’eau potable

L’accès à l’eau potable reste un vrai problème pour près de 3 milliards de personnes. Les chiffres de l’OMS et de l’UNICEF montrent que 930 millions de citadins sont aujourd’hui confrontés à la pénurie d’eau, un nombre qui pourrait atteindre 2,4 milliards d’ici 2050. Comme 97 % de l’eau de la planète se trouve dans les océans, les techniques de dessalement classiques, comme l’osmose inverse mise au point dans les années 1960, demandent beaucoup d’énergie et posent de gros problèmes environnementaux, notamment à cause des saumures hyperconcentrées rejetées.

Une approche solaire différente

Chunlei Guo, professeur d’optique et de physique à l’Institut d’optique de l’Université de Rochester, et son équipe ont mis au point un procédé de dessalement qui s’appuie sur des panneaux solaires modifiés par un laser femtoseconde, explique Le Journal du Geek. Le traitement laser rend la surface « superhydrophile », ce qui permet d’absorber davantage la lumière solaire et d’évaporer une fine pellicule d’eau saumâtre. Les sels sont ensuite dirigés vers des zones non traitées où ils se déposent sans former de croûtes, ce qui évite la production de rejets toxiques.

Les atouts de la technologie de Chunlei Guo

Le procédé développé par l’équipe de Chunlei Guo a plusieurs avantages. Il fonctionne à l’énergie solaire, ce qui réduit la dépendance aux énergies fossiles. L’absence de rejets chimiques et de saumures diminue les effets sur l’environnement, et la méthode permet de récupérer la quasi-totalité des sels et minéraux dissous dans l’eau, y compris le lithium. Ce dernier compte beaucoup pour les chaînes d’approvisionnement des batteries, comme l’explique Chunlei Guo : « L’extraction du lithium depuis le sol est extrêmement coûteuse sur le plan énergétique et environnemental. »

Les obstacles à franchir pour la commercialisation

Le projet reste au stade des prototypes et n’a été testé qu’à très petite échelle. Des inconnues subsistent sur sa performance à grande échelle et sur son industrialisation. Pour devenir une solution viable, il faudra mener des essais en conditions variées et convaincre des financeurs, dans le milieu académique comme dans l’industrie.

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