Beko dans le Top 20 du classement mondial de la durabilité

Beko dit viser 100 % d’électricité verte sur sites industriels à l’horizon 2030 et a presque trentuplé sa capacité photovoltaïque en quatre ans

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Beko dans le Top 20 du classement mondial de la durabilité © RSE Magazine

En durabilité, Beko entre dans le Top 20 mondial 2025 de TIME/Statista et s’installe n°1 de son industrie électroménager. Derrière le classement, une entreprise qui articule engagement climatique, circularité et gouvernance RSE/ESG mesurable.

Un classement qui change d’échelle pour une entreprise de l’électroménager

En RSE, les classements ne se valent pas. Celui publié par TIME avec Statista traite 5 000 entreprises sur des données 2023, pondérées par des indicateurs ESG (environnement, social, transparence et qualité du reporting). En 2025, Beko atteint la 17ᵉ place mondiale, gagnant 27 rangs en un an, et devient n°1 de son secteur électroménager. L’engagement est notoire, la durabilité devient différenciant.

Meuble Info a confirmé hier la progression de Beko, rappelant qu’il s’agit du premier fabricant européen de gros électroménager en volumes (10,6 Md€ de chiffre d’affaires consolidé 2024) et qu’il figure pour la deuxième année consécutive parmi les entreprises les plus durables au monde. L’engagement communique ; la durabilité s’ancre.

Durabilité : Beko 17ᵉ mondial, n°1 de l’électroménager… que mesure vraiment le classement de TIME ?

La durabilité selon TIME/Statista n’est pas une note “green” de communication. Elle croise indicateurs d’empreinte (émissions, énergie, eau), politiques sociales et ancrage de la transparence (qualité, complétude et auditabilité des données publiées). L’entreprise est évaluée sur des données publiques et sur sa trajectoire, pas sur des promesses. Cette granularité est essentielle dans un marché où les allégations ESG sont de plus en plus contrôlées (y compris par les autorités européennes) : elle oblige l’engagement à se traduire en preuves.

Dans cet exercice, Beko a gagné 27 places et domine sa catégorie “Household Durables”. Le classement valide un triptyque de durabilité rarement aligné chez un industriel de l’électroménager : efficacité énergétique des produits (61,9 % du chiffre d’affaires issus de gammes efficientes ; 71,5 % de revenus pour des produits dits “bas carbone”), montée en puissance des énergies renouvelables dans la production (capacité installée portée à 90,2 MWc) et stratégie de circularité visible (114 468 appareils reconditionnés en 2024 ; 1,86 million d’équipements DEEE recyclés depuis 2014).

Le directeur général Hakan Bulgurlu résume l’ambition RSE de la durabilité “scalable” : « La reconnaissance par TIME et Statista prouve que durabilité et changement d’échelle ne sont pas incompatibles », déclare-t-il selon Show Home Magazine.

Energie verte, circularité et gouvernance ESG : comment Beko a construit sa durabilité

Dans la fabrique de la durabilité, l’entreprise avance par briques mesurables. Première brique : l’énergie. Beko dit viser 100 % d’électricité verte sur sites industriels à l’horizon 2030 et a presque trentuplé sa capacité photovoltaïque en quatre ans (90,2 MWc). Cette trajectoire réduit l’empreinte Scope 2 et envoie un signal industriel fort à la filière électroménager. « Atteindre le net zéro exige une concentration absolue et des actions concrètes », insiste Hakan Bulgurlu.

Deuxième brique : la circularité appliquée à l’électroménager. Le reconditionnement de 114 468 produits en 2024 n’est pas anecdotique ; il suppose des processus de reprise, de diagnostic, de pièces, et de re-mise sur le marché conformes. L’engagement se lit ici en flux physiques. S’y ajoutent des matières recyclées (27 835 tonnes de plastiques recyclés utilisées en produits), et une montée du recyclage DEEE (1,86 million d’unités depuis 2014).

Troisième brique : la gouvernance ESG. Beko indique lier la rémunération de dirigeants à des cibles environnementales (réduction Scope 1–2–3, intégration des critères fournisseurs). C’est une pratique désormais attendue par les investisseurs spécialisés, mais encore peu courante dans l’électroménager grand public. Elle renforce l’alignement entre engagement déclaré et arbitrages budgétaires, donc la durabilité dans la durée.

Quatrième brique : la transparence de RSE. La méthodologie TIME/Statista récompense l’ouverture des données. Beko publie un rapport “intégré” avec indicateurs, trajectoires et périmètre de consolidation. La durabilité s’y lit dans le détail (part des revenus “bas carbone”, intensité énergétique, gestion de l’eau, sécurité et inclusion). Dans un contexte de “greenhushing”, ce choix d’exposer chiffres et hypothèses n’est pas neutre : il expose l’entreprise aux comparaisons, mais crédibilise l’engagement.

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