Dans un monde où les scénarios catastrophiques inquiètent de plus en plus, repérer les régions capables de continuer à fonctionner malgré un effondrement global de la civilisation devient un sujet de recherche important. Ces « nœuds de complexité persistante » désignent des zones géographiques susceptibles de garder une certaine organisation complexe, même face à des événements extrêmes comme des perturbations climatiques, une extinction de masse ou un hiver nucléaire. Plusieurs études récentes cherchent à identifier les atouts géographiques, énergétiques et agricoles qui pourraient permettre à certaines nations de survivre à de tels drames.
Quels scénarios et comment on les analyse
Parmi les scénarios pris en compte figurent des changement climatique, des événements d’extinction de masse et des pertes soudaines d’ensoleillement provoquées par des guerres nucléaires, des éruptions de supervolcans ou des impacts d’astéroïdes. Ces situations peuvent réduire fortement l’ensoleillement pendant plusieurs années, arrêter le trafic maritime mondial et perturber les systèmes alimentaires en une seule saison de culture.
Deux études majeures examinent ces questions. La première, publiée dans la revue Sustainability par Nick King et le Professeur Aled Jones du Global Sustainability Institute à Anglia Ruskin University, utilise des données de vulnérabilité climatique standard en s’appuyant sur trois critères principaux : la zone climatique océanique tempérée, la surface de terres agricoles par habitant et le potentiel indigène d’électricité renouvelable. La seconde, parue en février 2023 dans Risk Analysis et reprise par The Guardian, évalue 38 nations insulaires selon 13 facteurs de survie tels que la production alimentaire et l’auto-suffisance énergétique.
Quels pays pourraient tenir
Les recherches combinées identifient exactement sept pays avec les meilleures chances de survie. Cinq nations ayant passé les filtres les plus exigeants dans l’étude Sustainability incluent :
- Nouvelle-Zélande, en tête grâce à ses ressources énergétiques abondantes et ses vastes terres agricoles, environ 0,023 km² par personne.
- Islande, qui repose surtout sur la géothermie et l’hydraulique.
- Irlande, avec un climat tempéré et une forte proportion de terres cultivées.
- Royaume-Uni, même si sa forte densité de population est un handicap.
- Tasmanie (Australie), malgré le caractère aride du reste du continent.
Les deux autres nations identifiées par Risk Analysis sont les Îles Salomon et Vanuatu, capables de produire suffisamment de nourriture pour leur autosuffisance alimentaire.








