Le cœur de la Terre fuit… et 1000 tonnes d’or pourraient remonter à la surface

Une étude récente révèle que le noyau terrestre « fuit », transportant des métaux précieux vers la croûte.

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Le cœur de la Terre fuit… et 1000 tonnes d’or pourraient remonter à la surface
Le cœur de la Terre fuit… et 1000 tonnes d’or pourraient remonter à la surface © RSE Magazine

Une découverte fascinante en géologie : une « fuite » du noyau terrestre pousse des métaux précieux vers les couches supérieures de la planète. Cette avancée, qui pose de nouvelles questions sur la composition et l’évolution de la Terre, a été présentée dans une étude relayée par Quanta Magazine.

Ce que révèle la fuite

Les chercheurs décrivent un phénomène appelé « fuite géochimique active« : des éléments du noyau s’échappent lentement sous l’effet de la chaleur extrême et de la pression intense qui règnent au centre de la Terre. Comparée à une « cocotte-minute sous pression », cette fuite transporte des métaux comme l’or, le platine et le tungstène vers la croûte via des « panaches mantelliques ». Le noyau est majoritairement composé de fer et de nickel, mais ces métaux précieux s’y trouvent à hauteur de 99,9 % de leur concentration totale sur Terre, formant un dépôt d’or.

Des gisements spectaculaires illustrent ce processus, comme celui découvert à Wangu, en Chine : plus de 1 000 tonnes d’or à 3 kilomètres de profondeur, évaluées à 73,6 milliards d’euros. Ces ressources, considérées comme très anciennes, pourraient provenir soit de la formation initiale de la Terre, soit de bombardements de météorites il y a des milliards d’années.

Qu’est-ce que ça ouvre pour l’industrie et la recherche

L’exploitation de ce gisement pourrait commencer dans les années à venir. En 2026, des analyses approfondies viseront à confirmer l’origine des métaux, suivies du développement de techniques de forage ultra-profond entre 2027 et 2030. L’extraction à grande échelle est envisagée entre 2030 et 2035, et devrait donner un nouvel élan à plusieurs secteurs. L’or, en particulier, est recherché pour la joaillerie, pour des composants électroniques (pour sa conductivité et sa résistance à la corrosion) et aussi en médecine, notamment dans certains traitements contre le cancer et dans des tests de diagnostic rapide.

Un accès plus facile à ces ressources pourrait stimuler la recherche biomédicale et l’innovation technologique, en renforçant l’intérêt économique et scientifique de cette découverte.

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