« On n’y croyait plus » : la Terre est enfin en train de se soigner toute seule

La couche d’ozone est en voie de guérison !

Publié le
Lecture : 2 min
« On n’y croyait plus » : la Terre est enfin en train de se soigner toute seule
« On n’y croyait plus » : la Terre est enfin en train de se soigner toute seule © RSE Magazine

Protéger la couche d’ozone est vital pour la survie des écosystèmes terrestres. Cette fine pellicule de gaz dans la stratosphère filtre les rayons ultraviolets (UV) nocifs du soleil, qui, en trop grande quantité, peuvent provoquer des cancers de la peau, perturber le système immunitaire et augmenter les risques de cataracte chez les êtres vivants. Une surexposition aux UV peut aussi entraîner une détérioration des milieux naturels.

Le déclic des années 1970

Dans les années 1970, la communauté scientifique tirait la sonnette d’alarme : la couche d’ozone se dégradait à un rythme inquiétant. Les chlorofluorocarbures (CFC), présents dans les aérosols et les réfrigérateurs, étaient rapidement identifiés comme les principaux coupables. Cette constatation a montré qu’il fallait réagir rapidement à l’échelle mondiale pour stopper cette dégradation.

Ce réveil collectif a conduit à la mise en place de mesures fortes visant à préserver ce rempart naturel contre les rayonnements solaires.

L’accord de Montréal en 1987

En 1987, l’accord de Montréal a été signé et a marqué un tournant décisif dans la lutte contre l’appauvrissement de la couche d’ozone. Cet accord international a permis d’interdire progressivement les CFC, grâce à l’engagement des principaux pays utilisateurs. Ainsi, plus de 99 % des substances appauvrissant l’ozone ont été éliminées. Les CFC ont été remplacés par des hydrofluorocarbures (HFC), moins nocifs pour cette couche.

Virginie Garin, spécialiste environnementale pour RTL, déclare que « la couche d’ozone est presque guérie ». En effet, les trous dans cette enveloppe protectrice se referment petit à petit.

Où en sommes-nous aujourd’hui et demain ?

Les relevés satellites indiquent que le trou au-dessus de l’Antarctique est plus restreint qu’il ne l’a été depuis plusieurs années. En 2024, sa taille était déjà moindre que lors des décennies précédentes. Selon l’Organisation mondiale de la météorologie, la couche d’ozone devrait retrouver ses niveaux des années 1980 d’ici 2040 pour le reste du monde, 2045 au-dessus de l’Arctique et 2066 au-dessus de l’Antarctique.

Il faut cependant noter que, même si les HFC ne détériorent pas l’ozone, ils participent largement au réchauffement climatique, étant 14 000 fois plus puissants que le dioxyde de carbone. Un nouvel accord international vise leur élimination progressive, mais leur usage reste répandu, en particulier dans le domaine de la climatisation.

Réussites et défis climatiques

Selon António Guterres, Secrétaire général des Nations unies, l’accord de Montréal est « l’exemple le plus spectaculaire d’un accord mondial qui a fonctionné ». Ce succès tient au fait qu’il s’attaquait à une seule problématique, celle des CFC. Par contre, traiter le changement climatique se révèle bien plus compliqué car cela touche divers secteurs comme les transports, le logement ou l’agriculture.

Chaque printemps, le trou dans la couche d’ozone refait surface au-dessus de l’Antarctique, son intensité culminant à la fin septembre. En 2024, la masse déficitaire était estimée à 46,1 millions de tonnes, soit un chiffre en deçà de la moyenne enregistrée entre 1990 et 2020.

Laisser un commentaire