L’édition 2024-2025 du Vendée Globe s’est donc clôturée le 10 mai 2025, mais les skippers pensent déjà à la prochaine, en 2028. Parmi eux, Marc Thiercelin, participant depuis 1997, qui construit déjà son voilier bas carbone en matériaux naturels, alliant innovation et respect de l’environnement.
Un IMOCA révolutionnaire pour le Vendée Globe
Marc Thiercelin, fort de ses quatre participations au Vendée Globe et de plus de 700.000 kilomètres parcourus en solitaire, a dévoilé un projet novateur : la construction d’un IMOCA utilisant des matériaux biosourcés. Son voilier, conçu avec du bois, du bambou, du chanvre et des résines biosourcées, ambitionne de réduire de 70% les émissions de CO₂ lors de sa fabrication et de diminuer de 40% les coûts de production.
Ce choix de matériaux n’est pas anodin. Le bois, matériau vivant, offre une alternative durable aux composites traditionnels. Thiercelin, formé à l’ébénisterie à l’école Boulle, souligne : « Le bois, c’est un peu comme la mer : à la fois puissant et fragile, c’est de l’univers du vivant ».
Une démarche écologique assumée
Au-delà de l’innovation technique, Marc Thiercelin porte une vision écologique forte. Son projet vise à « décarboner » la performance en course au large. Il affirme : « L’innovation ne se trouve pas uniquement dans les technologies « chimiques », mais aussi dans des matériaux à notre disposition depuis des siècles ».
Cette approche s’inscrit dans une volonté de sensibiliser le grand public et les acteurs du nautisme à l’importance de la transition écologique. En intégrant des matériaux naturels dans la construction de voiliers de compétition, Thiercelin espère ouvrir la voie à une nouvelle ère de la navigation, où performance et respect de l’environnement coexistent.
Un projet soutenu par des partenaires engagés
Le projet « Marco Polo » bénéficie du soutien de partenaires partageant les mêmes valeurs écologiques. L’entreprise Cobratex, spécialisée dans les fibres de bambou, fournit des matériaux innovants pour la construction du voilier. Cette collaboration illustre l’engagement commun pour une industrie nautique plus durable.
Le design du bateau est confié à l’architecte naval Gildas Plessis, avec l’objectif de respecter les règles de la Classe IMOCA tout en intégrant des matériaux naturels. Ce défi technique souligne la volonté de concilier tradition artisanale et innovation écologique.
Une ambition pour le Vendée Globe 2028
Bien que le projet « Marco Polo » soit initialement prévu pour le Vendée Globe 2028, la démarche de Marc Thiercelin résonne déjà dans l’édition 2024-2025. Son engagement écologique et son projet de voilier bas carbone suscitent l’intérêt et ouvrent des perspectives pour l’avenir de la course au large.
En proposant une alternative innovante et respectueuse de l’environnement, Thiercelin espère inspirer d’autres navigateurs et acteurs du nautisme à repenser la construction navale. Son projet incarne une vision où performance et durabilité ne sont plus incompatibles.
À travers son projet « Marco Polo », Marc Thiercelin incarne une nouvelle génération de navigateurs conscients des enjeux environnementaux. En alliant tradition artisanale et innovation écologique, il propose une vision audacieuse pour l’avenir de la course au large. Le Vendée Globe, épreuve mythique, pourrait ainsi devenir le théâtre d’une révolution verte, portée par des pionniers tels que Marc Thiercelin.








