Le 8 avril marque un tournant pour les électroménagers avec l’arrivée d’un nouvel indice de durabilité. Il remplace l’indice de réparabilité, en vigueur depuis 2021 sur certains appareils (comme les lave-linge), et est issu de la loi Agec de 2020. Son but est de réduire le gaspillage et de promouvoir une économie circulaire plus respectueuse de l’environnement. En fournissant aux consommateurs des infos claires sur la réparabilité et la longévité des produits, cet indicateur espère orienter les choix d’achat vers des options qui tiennent la route.

Les atouts du nouvel indice
Le nouvel indice se matérialise par un logo aux couleurs vives, que l’on retrouve sur les lave-linge. Ce logo, un peu à la manière du Nutri-Score, se présente sous forme de cartouche coloré avec une échelle allant du vert au rouge pour indiquer le niveau de durabilité du produit. Il affiche aussi un sablier accompagné d’une note sur 10, afin que chacun puisse se faire une idée en un coup d’œil.
Les critères en détail
L’indicateur repose sur plusieurs critères bien définis. Pour la réparabilité, il considère notamment la durée de disponibilité et le prix des pièces détachées, ainsi que la documentation technique nécessaire pour effectuer les réparations. Il évalue aussi la facilité de démontage et de remontage du produit, pour simplifier la maintenance.
D’autres critères viennent enrichir cette évaluation, comme la résistance à l’usure. Par exemple, dans le cas des lave-linge, c’est le nombre de cycles de lavage sans panne qui est pris en compte. La clarté des informations sur l’entretien est également étudiée : un indicateur signalant le besoin de détartrage est un exemple utile. Enfin, offrir une garantie commerciale en plus des deux ans de la garantie légale de conformité représente un vrai plus pour ce nouvel indice.
Les points faibles et les avis critiques
Même si l’initiative fait l’unanimité sur certains points, elle ne manque pas de susciter quelques critiques. Un reproche majeur concerne le fait que le calcul de l’indice repose principalement sur des informations fournies par les fabricants. Certaines données, comme la durée réelle de disponibilité des pièces détachées, restent difficiles à vérifier pour le consommateur.
Pour pallier ce souci, il est indispensable qu’une autorité indépendante assure un contrôle rigoureux (garantissant ainsi une meilleure transparence). De leur côté, l’association UFC-Que Choisir a exprimé son scepticisme, notamment en jugeant que les objectifs liés à la résistance à l’usure « mériteraient d’être plus ambitieux ». Elle suggère également d’instaurer des obligations précises concernant la durée minimale durant laquelle les pièces détachées doivent être disponibles.
Depuis le 1er janvier, cet indice est déjà appliqué aux téléviseurs, marquant ainsi un premier pas vers une plus grande généralisation dans le domaine de l’électronique. Pour l’instant, aucun affichage comparable n’est prévu pour d’autres appareils électroménagers ou électroniques.








