Vivre jusqu’à 200 ans ? Cette étude choc mise sur l’ADN de baleine pour y parvenir

Imaginez vivre jusqu’à 200 ans ! Des chercheurs ont découvert chez la baleine boréale un secret fascinant pour prolonger la vie humaine.

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Vivre jusqu’à 200 ans ? Cette étude choc mise sur l’ADN de baleine pour y parvenir
Vivre jusqu’à 200 ans ? Cette étude choc mise sur l’ADN de baleine pour y parvenir © RSE Magazine

Des découvertes récentes laissent imaginer qu’on pourrait beaucoup rallonger la durée de vie humaine. Des chercheurs américains avancent l’hypothèse séduisante que l’on pourrait vivre jusqu’à 200 ans en s’inspirant d’une méthode tirée de la baleine boréale. Parue dans la célèbre revue Nature, relayée par Trust my Science, cette étude ouvre non seulement la porte à l’idée d’une longévité extrême, mais aide aussi à comprendre les mécanismes qui rendent cet animal si résistant au vieillissement. Voyons ce que les eaux glacées de l’Arctique ont appris aux scientifiques.

Ce que la baleine boréale nous apprend

La baleine boréale, ou Balaena mysticetus, détient le record de longévité chez les mammifères, dépassant souvent les 200 ans. Elle est impressionnante aussi par son poids, qui peut atteindre 80 000 kg, mais c’est surtout sa capacité à vivre très longtemps sans développer de maladies liées à l’âge, comme le cancer, qui intrigue les chercheurs.

L’équipe de l’Université de Rochester a étudié le génome de cette baleine et a repéré une adaptation génétique clé : la CIRBP (cold-inducible RNA-binding protein). Cette protéine s’active en réponse au froid et lance un processus de réparation de l’ADN endommagé, ce qui réduit le risque de mutations dangereuses. Les auteurs voient là un élément important pour expliquer le fameux « paradoxe de Peto » (le fait que les grands animaux ont rarement de tumeurs malgré leur grand nombre de cellules).

Des expériences qui donnent de l’espoir en labo

Vera Gorbunova, professeure en biologie à l’Université de Rochester, et son collègue Andrei Seluanov ont mené plusieurs expériences pour tester ce que la protéine CIRBP peut faire. Dans un premier temps, ils ont introduit cette protéine dans des cellules humaines en laboratoire : ces cellules ont montré une capacité de réparation nettement améliorée.

Ensuite, ils ont administré la protéine à des mouches du vinaigre, les drouses, et ont observé une prolongation significative de la durée de vie de ces insectes. Ces résultats servent de base pour d’autres tests, notamment sur les souris, afin d’évaluer les effets chez des mammifères plus proches de l’humain.

Les chercheurs évoquent aussi des applications simples de la vie quotidienne : prendre des douches froides pourrait stimuler la production de cette protéine chez l’humain. Andrei Seluanov précise : « Si nous abaissons simplement la température de quelques degrés, les cellules fabriquent plus de CIRBP. »

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